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EPALE - Platforma electronică pentru educația adulților în Europa

Blog

Formation professionnelle des adultes en France : constats et divergences

17/11/2015
de Albert Parisot
Limba: FR

S’il est une chose que la journée de lancement de la plateforme Epale, le 5 novembre dernier, a particulièrement souligné, c’est bien la nécessité préalable de définir les termes utilisés et les champs d’application des thèmes par chaque acteur de la formation professionnelle des adultes en France.

En effet, au regard de l’expérience de chacun(e), il appert que, d’une part, le public cible peut être différent, et, d’autre part, que les méthodes employées et les directions stratégiques divergent fortement, tant en interne qu’au regard des autres pays européens.

Ainsi, dès le départ, la notion d’adulte peut être segmentée par certain(e)s. Si au cours des onze articles précédents j’avais pris comme postulat que la formation professionnelle des “adultes” s’adressait à celles et ceux ayant quitté ou terminé le système scolaire et/ou universitaire “classique” – soit une possibilité d’entrer dans cette catégorie dès l’âge de 16 ans-, force est de constater que certain(e)s intervenant(e)s pouvaient considérer que le thème-titre s’adressait plus à un public hors formation initiale.

En second constat, la dénomination du récipiendaire de la formation professionnelle posait débat ; élève, alternant, apprenti, apprenant... Ces différents qualificatifs démontraient la difficulté d’englober dans un seul terme le domaine d’application d’un terme générique tel que la “formation professionnelle”.

A ce titre, c’est volontairement que j’avais limité les précédentes études aux seules personnes sous contrat de travail incluant une formation alternée avec des périodes de prestation de travail, soit, en France, les contrats d’apprentissage et les contrats de professionnalisation.

Toutefois, il est évident que ce champ d’études réduit laisse de côté de multiples facettes de la formation professionnelle, qu’il s’agisse de public sans emploi, ou souhaitant se reconvertir, choisissant de se former parallèlement à une autre activité..., voire tout simplement acquérir les notions de base pour pouvoir plus confortablement vivre en France.

Ainsi, la journée de lancement de la plateforme Epale a-t-elle parfaitement démontré que le champ des possibles est fort vaste, et que les actes de formation professionnelle, mais aussi les techniques et choix pédagogiques, sont particulièrement variés, et s’adaptent sans cesse aux caractéristiques et besoins de la société civile et professionnelle. Les politiques de formation et de qualification professionnelles de chaque pays de la communauté européenne en sont les illustrations à une plus grande échelle.

Toutefois, hors des organisations scolaires “classiques”, la dimension juridique est toujours présente, ne serait ce qu’au moins par une contractualisation civiliste au regard du parcours de formation dans lequel s’engage – à tous les sens du terme – l’adulte, mais également les différents acteurs du processus choisi.

Le droit du travail français doit poursuivre son effort en ce qui concerne l’ouverture, la facilitation d’accès et l’exercice de la formation professionnelle des adultes ; qu’il s’agisse du travailleur comme de celle ou celui souhaitant, pour toutes sortes de raisons, modifier, adapter, améliorer son degré de formation initiale acquis. A ce titre, la formation personnelle ne pourra que servir la formation professionnelle des adultes en France.

 

Albert Parisot

Juriste en droit du travail

Cabinet de Conseil et de formation

en gestion sociale

novembre 2015

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