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Développement de formations en ligne à l’intention des formateurs travaillant avec des groupes ethniques minoritaires

Brian Caul, ambassadeur EPALE Royaume-Uni,  met l'accent sur un partenariat transnational financé par Erasmus+ et qui vise à former les formateurs travaillant avec des groupes de nouveaux arrivants. Brian Caul explique le contexte socio-culturel de l'Irlande du Nord, décrit le projet en cours et ses prochaines étapes.

 

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Contexte

A diverse group of people with hands in a circle and arms outstretched

Après dix-huit mois de discussions et de débats en ligne menés dans un espace de collaboration partagé amorcé grâce à EPALE, notre partenariat transnational réunissant OikoPoli (Grèce), Nazilli (Turquie), I Training 2000 (Italie), MAPS (Écosse) et CRAICNI (Irlande du Nord) a appris, au printemps 2018, que nous avions obtenu une bourse Erasmus+ pour un projet de deux ans devant démarrer en septembre de la même année. Ce projet s’intitule : CAST4Innovation pour (Cultural Awareness Support Training for Innovation).

Chacune des organisations impliquées est profondément engagée dans l’éducation communautaire des adultes et s’efforce de répondre aux besoins d’apprentissage des nouveaux arrivants, notamment en améliorant leurs compétences orales et écrites en langue seconde, leurs droits sociaux, leur connaissance et leur compréhension de leurs nouvelles communautés, le fonctionnement des sociétés dans lesquelles ils évoluent, leurs opportunités professionnelles et le développement de leurs compétences en matière de citoyenneté afin de les aider à communiquer efficacement. Dans les pays de chacun de nos partenaires, c’est aussi une période marquée par les conflits sociaux internes et les turbulences provoquant des tensions au sein des communautés locales. Cela peut se manifester par des réactions sectaires et craintives, qui prennent la forme de violences verbales et parfois physiques. En Irlande du Nord, en particulier à Belfast, ces conflits communautaires ont déjà conduit à la création de réels murs physiques séparant les différents quartiers. Grâce à l’accord du «Vendredi saint» (Good Friday) de 1998, approuvé par une majorité des Irlandais (71 %) lors d’un référendum, et à des politiques proactives visant à encourager de «bonnes relations», l’atmosphère générale est aujourd’hui plus calme et l’importance d’un espace partagé (dans tous les sens du terme) est une réalité bien mieux acceptée. Cette situation a été favorisée par le nombre croissant de familles de nouveaux arrivants qui ont émigré en Irlande du Nord, en particulier au cours des vingt dernières années. Selon le recensement de 2011, la population de l’Irlande du Nord était alors de 1810863 habitants, dont 0,31 % de Chinois, 0,07 % d’Irlandais du voyage, 0,34 % d’Indiens, 0,09 % de Pakistanais, 0,01 % de Bangladais, 0,28 % d’autres nationalités asiatiques, 0,02 % de noirs originaires des Caraïbes, 0,05 % de noirs d’autres origines, 0,33 % de métis. Parmi les résidents «habituels», seuls 39,89 % s’étaient décrits comme uniquement Britanniques, 25,26 % comme uniquement Irlandais, 20,94 % comme Britanniques et Irlandais uniquement, et 6,17 % comme Britanniques et Nord-Irlandais uniquement. Les autres Européens (2,69 %) recensés ont été décrits comme originaires de pays de l’UE (2,64 %) et de pays non-membres de l’UE (0,05 %). Malheureusement, le document ne mentionne aucun détail concernant le pays d’origine spécifique de cette population européenne. Toutefois, si l’on se penche sur l’aspect linguistique, les principales langues parlées en dehors de l’anglais sont le polonais (1,02 %), le lituanien (0,36 %), l’irlandais (gaélique) (0,24 %), le portugais (0,13 %), le slovaque (0,13 %), le chinois (0,06 %), le philippin (0,11 %), le letton (0,07 %), le russe (0,07 %), le malayalam (0,07 %) et le hongrois (0,06 %). 2,13 % de la population totale n’utilisaient pas l’anglais comme langue principale. (Recensement en l’Irlande du Nord, 2011)

 

On estime que près de 122000 migrants internationaux de longue durée sont arrivés en Irlande du Nord entre 2000 et 2010. Les principales vagues migratoires ont commencé en 2000 avec l’arrivée de travailleurs portugais et d’infirmiers venus d’Inde et des Philippines. En mai 2004, l’UE est passée de 15 à 25 pays avec l’adhésion de huit pays d’Europe centrale et orientale (appelés les A8), de Malte et de Chypre. L’adhésion des A8 s’est avérée être le déclencheur d’une vague migratoire sans précédent. Une part relativement importante de citoyens polonais a alors migré en Irlande du Nord, aux côtés d’autres ressortissants de pays A8, portant ainsi la population d’origine de ces territoires d’Europe centrale et orientale à 39000 en 2009. (Migration in Northern Ireland: an Update, Document de recherche et d’information, Assemblée d’Irlande du Nord, 2012). Les nouveaux arrivants venus des pays A8 ont tendance à être relativement instruits et qualifiés, et comme on peut le comprendre, l’incertitude politique qui règne actuellement au Royaume-Uni suscite l’inquiétude en matière de demande de résidence et d’opportunité d’emploi. 

Selon l’organisation caritative Embrace, en août 2015, l’Irlande du Nord comptait environ 600 demandeurs d’asile vivant dans des logements subventionnés. Ces demandes proviennent essentiellement de personnes originaires de Chine, du Nigeria, de Somalie, du Soudan, du Zimbabwe, d’Algérie, de Syrie, d’Iran, d’Afrique du Sud et d’Albanie (embraceni.org).  

Des statistiques détaillées portant sur les populations et les migrations sont en cours de préparation dans les quatre autres pays partenaires du projet, à savoir l’Écosse, l’Italie, la Grèce et la Turquie. Ces données figureront dans le matériel contextuel d’introduction de la plateforme en ligne. Les thématiques communes à tous sont les suivantes : le soutien aux demandeurs d’asile; l’adaptation linguistique; l’orientation en matière de recherche d’emploi et d’avancement professionnel; la connaissance et la compréhension des droits juridiques et sociaux; le développement des compétences liées à la citoyenneté afin de favoriser l’interaction et l’inclusion; la sensibilisation à la diversité dans les communautés locales «habituelles»; la nécessité de développer des stratégies pour résoudre les conflits d’opinions et de perception; la lutte contre la haine et le sectarisme sur le lieu de travail.

 

Établir les objectifs et l’infrastructure du projet

Compte tenu de nos bases sociales et historiques communes, nous avons conclu, avec nos cinq partenaires transnationaux, qu’il serait intéressant de développer un cours agréé en ligne portant sur la sensibilisation culturelle permettant de doter les formateurs actuels et à venir de compétences de haut niveau et, par conséquent, d’offrir nos cours à des bénéficiaires de plus en plus divers grâce à des approches d’apprentissage mixte (en face à face et en ligne). Ces bénéficiaires pourraient être des organisations publiques, privées et caritatives, des groupes communautaires locaux (mixtes ou non), des employeurs ainsi que des particuliers et des associations représentant des minorités ethniques.    

Depuis le lancement du projet en septembre 2018, nous avons engagé un travail préparatoire et de recherche essentiel pour définir les compétences clés dont les formateurs auront besoin et identifier les bonnes pratiques existantes. Une recherche documentaire exhaustive a également été effectuée pour s’assurer que nos définitions des termes et concepts clés sont exactes et substantielles. Les premiers travaux relatifs aux critères d’accréditation du cours à travers l’Europe ont commencé, y compris une description claire des résultats attendus de l’apprentissage. 

Female trainer confidently completing an online training course

 

Progression du projet

Nous sommes heureux de confirmer que notre projet Erasmus+ est sur le point de donner naissance à une nouvelle plateforme d’apprentissage en ligne spécialement conçue pour héberger notre cours agréé destiné aux formateurs en sensibilisation culturelle. Au cours des semaines à venir, la structure de la plateforme sera alimentée avec des modules récemment développés lors d’un atelier transnational à Belfast. Ils seront ensuite complétés par une série d’exercices dirigés par des formateurs sélectionnés parmi les cinq partenaires en Grèce, en Turquie, en Italie, en Écosse et en Irlande du Nord. L’objectif est de disposer d’un cours librement accessible accompagné d’un manuel à l’intention des formateurs d’ici août 2020. La participation des parties prenantes à l’évaluation et à l’assurance de la qualité du contenu et de la prestation sera essentielle au succès du projet. Nous serions ravis d’échanger avec tout intervenant potentiel du secteur privé, public ou caritatif souhaitant s’engager à nos côtés au cours de l’année à venir. Les idées concernant les moyens de diffuser l’information, l’accès au matériel didactique et d’attirer d’éventuels formateurs sont toujours les bienvenues. S’agissant d’un cours modulaire flexible, il peut être adapté aux besoins et au rythme de chacun. Un soutien individualisé peut également être organisé en cas de besoin. Il se peut que les participants suivent déjà des ateliers de formation, mais qu’ils souhaitent améliorer leur compréhension, leurs compétences et leur expertise dans le domaine de la sensibilisation culturelle. Le cours est conçu pour former des formateurs à travers l’Europe afin d’encourager nos sociétés à prospérer en célébrant la diversité et en favorisant l’inclusion sociale.

 

 

 #craicni #Cast4Innovation #Erasmus+ #EPALE #socialinclusion

CRAICNI

+44 (0) 7716064784

Facebook : CAST4innovation

www.craicni.com 

Dr Brian Caul

Brian a consacré les vingt-sept années de sa carrière à l’enseignement supérieur, en tant qu’universitaire, puis directeur des services aux étudiants. Il a présidé le conseil d’administration de plusieurs universités d’enseignement supérieur et d’éducation permanente ainsi que de RNID (aujourd’hui Action on Hearing Loss), pour qui il agit toujours à titre de bénévole. Depuis novembre 2015, il préside le conseil d’administration de CRAICNI, un organisme de formation dynamique, dont les objectifs sont résumés dans son acronyme : cultiver le respect, apprécier l’inclusion des communautés en Irlande du Nord. La particularité de cette organisation est de s’appuyer uniquement sur des formateurs et des animateurs issus de minorités ethniques. Le principal centre d’intérêt de Brian est la musique. Récemment diplômé dans ce domaine, il est rédacteur en chef d’un magazine de musique classique et présente un programme sur Causeway Hospital Radio. Il est marié, père de deux filles, grand-père de trois petites-filles, et vit près de la magnifique côte septentrionale de l’Irlande du Nord.

Brian Caul

 

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