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5 raisons de renforcer les liens entre la société civile et la formation sur le lieu de travail

20/07/2016
minn Camille POIRAUD
Lingwa: FR
Document available also in: EN DE PL ES IT ET HU NL

Andrew McCoshan commente un rapport paru récemment sur les coûts et avantages des différentes formes d'éducation des adultes. Ce rapport soulève des questions importantes sur le rôle de la société civile dans la formation sur le lieu de travail.

La plupart des formations pour adultes, qu'elles soient formelles, non formelles ou informelles se déroulent sur le lieu de travail. C'est un fait avéré.  Mais il faut reconnaître que nos connaissances en la matière sont partielles. Un rapport récent de l'Institut d'études sur l'emploi, commandé par le gouvernement du Royaume-Uni, s'est révélé fort utile pour combler ces vides. En lisant le rapport entre les lignes, viennent à l'esprit des réflexions intéressantes sur le rôle du « troisième secteur » (société civile):

1. En Angleterre, les employeurs investissent beaucoup dans la formation pour adultes, mais les niveaux d'investissement peuvent considérablement varier : les coûts de formation directs pris en charge par les employeurs (c'est-à-dire les montants réglés à des établissements de formation et les coûts de gestion de centres de formation) présentent un excédent de 5 £ billions (autour de 6 billions d'euros) par an, alors que les dépenses du gouvernement consacrées à l'acquisition de compétences par les adultes se situent un peu au-dessous de 3 £ billions (autour de 3,6 billions d'euros). Cependant, il existe des variations régionales importantes selon les employeurs avec une fourchette de 300 à 500 £ pour chaque employé formé (350 à 585 euros). Il existe aussi des variations sectorielles, avec une dépense plus conséquente des employeurs dans le secteur des services, notamment la santé et les loisirs.

2. Il est important de constater à quel point la formation financée par les employeurs, le gouvernement et la société civile sont complémentaires :

  • Une grande partie de la formation financée par les employeurs est spécifique à l’entreprise, soit pour des questions de mise en œuvre, soit pour répondre à des exigences légales - notamment dans le cas des premiers secours, des soins et de la sécurité.
  • Par contre, les dispositions gouvernementales tendent à combler les vides laissés par le marché chez les adultes sous-qualifiés, en optant pour des formations qualifiantes.
  • La société civile joue un rôle déterminant pour répondre aux besoins des adultes les moins qualifiés, grâce à la formation en dehors des programmes formels (ou la « formation communautaire » pour reprendre les mots du rapport). La formation peut aider les apprenants à reconstruire leur estime de soi mais aussi prendre en charge des problèmes basiques comme la gestion des finances personnelles. Les premiers bénéficiaures sont les femmes et les personnes sans aucune qualification.

Est-il donc possible d'agir mieux pour aider les employeurs et la société civile à s'entendre concernant la formation sur le lieu de travail ?

3. La formation communautaire pourrait certainement soutenir la formation sur le lieu de travail plus activement si elle occupait une place plus importante sur le terrain politique. Comme le souligne le rapport, il existe plus de 2000 associations et organismes de bienfaisance inscrits dans les registres officiels anglais ayant pour mission l'éducation et la formation. Cependant, nous ne savons pas exactement ce qu'ils font et encore moins quels sont leurs apports potentiels sur le lieu de travail. Le rapport souligne que la recherche liée à la formation sur le lieu de travail a tendance à se concentrer sur les avantages économiques et sur le marché du travail ; la recherche en matière de formation communautaire est davantage axée sur l'impact sur les enfants et les familles, avec beaucoup moins d’information sur les avantages de la formation communautaire dans le contexte du marché du travail.

4. En même temps, on sait que mis à part les effets positifs sur les enfants et les familles, la formation communautaire produit des retours sur le marché du travail, par exemple, un meilleur salaire, une promotion, et de nouvelles responsabilités au travail. Si le rapport montre que ces retours sont faibles à modérés, il faut souligner que la formation du « troisième secteur » joue un rôle important dans le renforcement de la confiance en soi.  Autant de pierres qui s’ajoutent à l'édifice pour un apprentissage plus formel sur le lieu de travail.

5. Nous devons examiner de plus près la possibilité de capitaliser sur les synergies potentielles entre employeurs, société civile et gouvernement.  Par exemple, la société civile peut-elle venir en aide aux apprenants dans le développement de leurs compétences de base, comme un pilier fondateur de la formation liée à l'emploi, plutôt que, indirectement ou involontairement, comme c'est le plus souvent le cas actuellement ?  Un tel apprentissage pourrait être particulièrement utile aux professions les moins qualifiées pour lesquelles l'investissement des employeurs en terme de formation est généralement faible.  Une telle activité est déjà en place pour les chômeurs, mais pas systématiquement : les personnes les moins qualifiées sont souvent perdants en matière de formation ...

_________________________

Andrew McCoshan a travaillé dans le secteur de l'éducation et de la formation pendant plus de 25 ans. Ces 10 dernières années il s'est spécialisé dans les études et les évaluations d'ordre politique pour le compte de l'UE. Andrew est actuellement consultant indépendant, un expert ECVET pour le Royaume-Uni, et membre du Groupe de recherche du Royaume-Uni travaillant sur l'éducation et les employeurs (UK Education & Employers Taskforce Research Group).

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  • Nik Lippens's picture

    Hi

    I'm a teacher in second chance education for adults and have developped a project that links adult learning with civil society. The pilot of this project started january 2016 and as of september we are deploying the project further in Flanders (Belgium) with the help of several Belgian institutions. The project is called 'Goed bezig!' (more info in dutch on www.facebook.com/jebentgoedbezig). We are also working together with Give a day (www.giveaday.be). They are developping an online platform to bring volunteers and civil organisations together. They will be tweeking their platform to bring adult learning and civil society together through volunteer (and workplace) learning. My students needs to do research on civil organisations and hand out a quality label, stating that what they are doing is a real asset to society. As a reward my students (under my guidence) organise an event, fundraising or help out as a volunteer at the organisation. Our pilot program is very promissing for our students and the organisations! And is also very rewarding for me as a teacher and coach (and also for the school)! In the near future we hope to work together with other European countries to introduce our project! Don't hesitate to contact me if you would like more information or if you would like to participate: nik.lippens@gmail.com! Kind regards! Nik.

  • Maria Jedlińska's picture

    Generalnie, pracodawcom organizującym szkolenia zależy na podnoszeniu „kompetencji twardych” swoich pracowników , czyli rozwijaniu konkretnych umiejętności i wiedzy potrzebnych do wykonywania danej pracy. Mniejszą wagę przywiązuje się do tych „miękkich”, mających związek z psychiką i umiejętnościami społecznymi (sprawne zarządzanie sobą i swoją pracą, zdolność do motywowania samego siebie, zorganizowanie zajęć, zarządzanie czasem, komunikacja miedzyludzka), które są podstawą każdej pracy .

    Tę „lukę edukacyjną” w większości zapełniają organizacje pozarządowe. Często pracownik na własna rękę szuka takich szkoleń.

    Dobrze byłoby więc tworzyć takie strategie edukacyjne, które w sposób kompleksowy łączyłyby oba elementy. Obawiam się jednak, że nie będzie to łatwe. Powodem braku zmiany obecnej sytuacji są z jednej strony ograniczenia finansowe, z drugiej - brak świadomości konieczności wprowadzenia takich zmian.  

  • Simon BROEK's picture

    Nice to see that training funded and provided by employers, government and civil society is complementary. I am not sure this is the case in other European countries.

    I like the idea that instead of seeying adult learning taking place in different silos, a more overarching perspective in taken answering the question: where do adults learn? This also, when there is no overarching policy framework in place.

    Searching for synergies is essential in this! Thanks Andrew for raising this issue.