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Emuārs

My Story Map : Storytelling et prévention du décrochage scolaire

16/02/2020
Nicolas CONDOM
Valoda: FR

Tout le monde aime les histoires et tout le monde a une histoire à raconter.  C’est pour cela que le storytelling et sa version digitale ont depuis plusieurs années trouvé leur place dans les réseaux sociaux : Facebook, Snapchat, Instagram permettent de mettre des contenus sur une « story ».

 

 

Quelle que soit l’histoire, si elle est bien racontée elle devient intéressante, donc puissante car elle intéresse, elle attire. Si raconter des histoires est une chose que tout le monde fait à priori via les réseaux sociaux, bien raconter une histoire nécessite tout de même formation et pratique.  Comme le disait Nicolas Boileau dans « l’Art poétique » en 1674, « ce qui est bien conçu s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ».

 

A l’époque déjà, Nicolas Boileau nous indique que pour qu’un récit soit de qualité il doit être clair, bien conçu. On connait les ingrédients d’une histoire : un personnage, dans un lieu donné, à un moment, auquel il arrive quelque chose ce qui a pour effet de créer une réaction chez le personnage…,  On connait les ingrédients, on sait un peu moins les assembler. « Par où commencer ? », c’est souvent ce que l’on entend en introduction d’une narration. La difficulté pour créer une histoire c’est de marier ses ingrédients en un récit fluide.

 

La formation au storytelling répond à cette difficulté que nous rencontrons, on apprend à y mettre son histoire en musique. Pourtant, si cela reste accessible à beaucoup dans un exercice basé sur des fictions, il en va autrement pour des histoires personnelles, pour son récit de vie.

Le story mapping digital est alors une approche particulièrement aidante. Il peut constituer à lui seul la structure de toute une histoire (de vie).

 

Le principe est le suivant : à partir de carte numérique et des fonctions qu’elles permettent comme de zoomer ou prendre de la hauteur, d’ajouter des contenus multimédias ou du texte, on identifie des lieux, lieux considérés comme important dans notre parcours, on les commente, on les explique, on les relie entre eux.

Ces lieux sont le « où », ils sont identifiés car ils indiquent un évènement, un « quoi », qui a eu un impact sur le narrateur - le personnage, le « qui ». La liaison des lieux entre eux montre les réactions et structure la chronologie dans le récit.

 

Utiliser le support des cartes numériques permet donc de situer une histoire, de créer ainsi son ossature à partir de différentes localisations. Structurée spatialement par des lieux qui sont reliés et indiquent des évènements importants, l’histoire racontée devient cohérente, structurée chronologiquement ; elle s’énonce clairement.

 

Utiliser des cartes numériques pour raconter son histoire c’est le parti pris du projet My Story Map qui accompagne les narrateurs dans cet exercice. Les narrateurs ?  Des décrocheurs scolaires ! Qui racontent quoi ? Leur histoire où une partie de leur histoire Pourquoi ? Pour comprendre que si tout le monde à des histoires intéressantes à raconter, leur histoire, leur vie, est-elle aussi intéressante, qu’eux-mêmes sont intéressants.

 

Rendez-vous sur l'exposition en ligne, My Story Wall, pour en savoir un peu plus ! Vous y trouverez toutes les productions des décrocheurs scolaires : https://mystorywall.eu/fr/accueil/

 

Auteur : Mathieu DECQ, directeur de Pistes-Solidaires . 

 

 

 

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