chevron-down chevron-left chevron-right chevron-up home circle comment double-caret-left double-caret-right like like2 twitter epale-arrow-up text-bubble cloud stop caret-down caret-up caret-left caret-right file-text

EPALE

Eiropas Pieaugušo izglītības e-platforma

 
 

Emuārs

Comment développer l’AFEST dans les entreprises qui accueillent des alternants ?

05/09/2019
Frank SAVANN
Valoda: FR

La réforme de la formation révèle des connexions discrètes mais fortes intéressantes à tous ceux qui sont animés tant par le développement de l’alternance que de celui de l’Action de Formation en Situation de Travail (AFEST).

Alternance et AFEST sont donc deux sujets qui ne sont pas déconnectés. Bien au contraire.

Cette connection existe et apparaît avec la Certification relative aux compétences de maître d'apprentissage/tuteur.

/en/file/handymans-apronjpghandymans-apron.jpg

 

Quand on développe l’alternance, avec le contrat d’apprentissage ou le contrat de professionnalisation, la formation de maître d’apprentissage ou de tuteur, est un investissement à long terme dans les ressources humaines de l’entreprise.

Même lorsqu’il n’est pas rendu obligatoire par voie conventionnelle, cet investissement prend tout son sens pour plusieurs raisons :

1/ D'abord, parce que l’on ne s’improvise pas forcément tuteur ou maître d’apprentissage ! En formant son tuteur ou maître d'apprentissage, l’entreprise lui donne toutes les chances de réussir cette mission que le professionnel assure, souvent de manière bénévole, parallèlement à toutes les autres qu’il mène au quotidien,

2/ Ensuite, parce qu’en montant en compétences sur le sujet, le maître d’apprentissage / tuteur sécurise le recrutement et l’intégration des alternants accueillis. Il contribue ainsi très activement à la réussite de l'alternance (réduction du risques de rupture, relations avec le CFA, accès au diplôme ou titre professionnel...), 

3/ Enfin, parce que c'est une marque de reconnaissance de l'expérience et de valorisation du savoir-faire du maître d’apprentissage ou du tuteur.

Pourquoi les entreprises qui accueillent des alternants auraient-elles à gagner à reconnaître les compétences de leur maître d’apprentissage ou tuteur avec cette certification ? Pourquoi et comment les compétences du maître d’apprentissage ou tuteur certifié présenteraient un intérêt à l’entreprise qui souhaiterait développer l’Afest ?

L’Arrêté du 17.12.18 (JO du 26.12.18), issu de la loi du 5 septembre 2018, « précise les modalités d'examen et les conditions de délivrance de la certification et des domaines de compétences qui la constituent ».

3 domaines de compétences composent ainsi le référentiel de compétences associé à la certification :

- « accueillir et faciliter l'intégration de l'apprenti/alternant » ;
- « accompagner le développement des apprentissages et l'autonomie professionnelle » ;
- « participer à la transmission des savoir-faire et à l'évaluation des apprentissages ».

Le 3ème domaine de compétences « participer à la transmission des savoir-faire et à l'évaluation des apprentissages » vise l’acquisition des 3 compétences professionnelles suivantes :

  • S’appuyer sur des situations de travail pour développer l’apprentissage,
  • Guider la réflexion de l’apprenti/alternant sur ses activités professionnelles et d’apprentissages,
  • Evaluer les acquis de l’apprentissage en situation de travail.

Or, le décret n° 2018-1341 du 28 décembre 2018 relatif aux actions de formation et aux modalités de conventionnement des actions de développement des compétences présente les 4 critères que comprend une action de formation en situation de travail (Art. D. 6313-3-2) :

« 1° L'analyse de l'activité de travail pour, le cas échéant, l'adapter à des fins pédagogiques ;
« 2° La désignation préalable d'un formateur pouvant exercer une fonction tutorale ;
« 3° La mise en place de phases réflexives, distinctes des mises en situation de travail et destinées à utiliser à des fins pédagogiques les enseignements tirés de la situation de travail, qui permettent d'observer et d'analyser les écarts entre les attendus, les réalisations et les acquis de chaque mise en situation afin de consolider et d'expliciter les apprentissages ;
« 4° Des évaluations spécifiques des acquis de la formation qui jalonnent ou concluent l'action. »

On observe ainsi très nettement :

- d'une part, les compétences développées et attestées par le maître d'apprentissage certifié avec le 3 ème domaine de compétences,

- d'autre part, les critères 1, 3 et 4 du décret qui citent également en 2ème critère "La désignation préalable d'un formateur pouvant exercer une fonction tutorale"

Ainsi, un tuteur ou maître d’apprentissage qui validerait ce parcours certifiant disposerait de compétences mobilisables pour favoriser la mise en oeuvre et la réussite de l’Afest dans son entreprise.

Après avoir certifié les compétences du maître d'apprentissage ou du tuteur, l'entreprise peut ainsi, avec l'Afest, non seulement capitaliser sur son savoir-faire mais aussi développer des compétences, entre collaborateurs, positionnés sur de nouvelles situations de travail.

/en/file/3d8e42djpg-213d8e42d.jpg

  

 Frank SAVANN est consultant RH & Formation et coordinateur thématique EPALE France "Développement des compétences, qualité et formation en situation de travail".

Share on Facebook Share on Twitter Epale SoundCloud Share on LinkedIn
Refresh comments Enable auto refresh

Tiek rādīts 1. - 1. no 1
  • Lietotāja Jean Vanderspelden attēls
    Merci Frank, avec cet article, de rappeler que la nouvelle modalité AFEST (décret de décembre 2018) ne concerne pas que les salariés (de préférence des petites entreprises) mais aussi les alternants. Cela ouvre des perspectives importantes.... avec l'appui des OPCO.