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Service Civique : un outil éducatif ?

13/11/2015
di Marco Paoli
Lingua: FR

Le Service Civique est un dispositif créé en 2010. Il permet aux jeunes entre 16 et 25 ans de s’engager pour une mission dans l’intérêt général proposée par une association, une collectivité territoriale ou un établissement public. 

Le volontaire, indemnisé 573 euros net par mois, s’engage pour une période de 6 à 12 mois en France ou à l'étranger, pour une mission d'au moins 24h par semaine. Un engagement de Service Civique n'est donc pas incompatible avec une poursuite d'études ou un emploi à temps partiel.

Il est à noter qu'une version volontaire du Service Civique est accessible à toute personne de plus de 16 ans. Elle ne prevoit pas des indemnités.

En effet, l'idée est avant tout de permettre à un jeune d'expérimenter, de tester, de vivre une expérience d’engagement et d’apprentissage de la citoyenneté. De facto, le Service Civique permet aussi à des nombreux jeunes d'acquérir une première expérience professionnelle et de tester leur appétence pour un secteur professionnel, d’autant plus que les domaines d’intervention sont variés :  culture et loisirs, développement international et action humanitaire, éducation pour tous, environnement, intervention d'urgence en cas de crise, mémoire et citoyenneté, santé, solidarité, sport.


Pendant leur mission, les volontaires bénéficient d’une formation aux gestes de premier secours dispensée par les Sapeurs-Pompiers ou la Croix Rouge, ainsi que d’une formation de deux jours minimum aux valeurs civiques et citoyennes dispensée par l’organisme d’accueil ou un organisme partenaire.

Les chiffres nous montrent que le Service Civique a rencontré un certain succès. En 5 ans 4 000 associations ont réalisé les démarches d’agrément pour pouvoir accueillir un des 90 000 jeunes qui se sont engagés dans le dispositif. Cette multitude d’acteurs est une réelle richesse car elle permet de proposer une variété de missions aux jeunes.

Compétences et apprentissages

Du point de vue des compétences, la richesse des missions et des profils rend complexe l’analyse de l’impact des missions de volontariat en Service Civique. Par ailleurs, la jeunesse du dispositif ne permet pas encore d’avoir le recul nécessaire et peu d’études d’impact ont été produites.

Néanmoins, trois catégories peuvent synthétiser les compétences que les volontaires peuvent acquérir pendant une mission de Service Civique :

 

  1. Compétences  en lien avec l’exercice de la citoyenneté active

L’enquête TNT SOFRES « L’impact du Service Civique sur ceux qui l’ont fait » montre clairement un intérêt accru des jeunes à l’issue de leur mission pour le politique, l’actualité, la solidarité et l’engagement bénévole dans les associations, notamment locales.

 

  1. Compétences sociales

Les volontaires ne sont pas des salariés subordonnés et leurs missions ne peuvent remplacer celles d’un salarié. Dans ce sens, nombreuses missions sont conçues par les associations comme un terrain d’expérimentation où une large part de l’initiative est laissée au volontaire lui-même. Dans un crescendo de responsabilisation, les volontaires peuvent donc acquérir des savoirs-être, savoir-faire et savoir-devenir tout en gagnant en confiance.

 

  1. Compétences spécifiques à la mission

Il peut s’agir d’une compétence technique propre à l’aspect opérationnel de la mission (par exemple l’utilisation d’un logiciel ou l’apprentissage d’une langue étrangère) ou d’une compétence plus transverse (par exemple l’animation d’un groupe ou la conduite d’une réunion)

 

Les enjeux de la reconnaissance et de la valorisation

Si les outils de valorisation de l’engagement bénévole sont nombreux (attestation, passeport de compétences, portfolio, voire démarche de validation des acquis de l’expérience bénévole…) les associations manquent encore d’outils adaptés à la valorisation des compétences acquises par les volontaires lors de leur mission de Service Civique.

Or, sans valorisation des missions et donc accompagnement des jeunes à la mise en valeur des compétences acquises lors de leur parcours d’engagement, difficile d’imaginer une reconnaissance sur le marché du travail.

Pourtant, dans un contexte d’évolution continue et d’accroissement des « compétences clés » indispensables pour une insertion socio-professionnelle, les missions de Service Civique – et le volontariat en général – peuvent participer à la constitution d’un bagage essentiel, soit complémentaire des parcours de formation initiale soit permettant un retour vers la formation voire, dans certaines conditions spécifiques, vers l’emploi.

 

Marco Paoli, délégué générale de l’association Concordia et expert thématique sur les compétences sociales ainsi que sur l’éducation populaire et le volontariat.

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  • Ritratto di Maggy SEF
    Pour information, il existe l'outil Passeport Bénévole qui peut être renseigné toute association accueillant des bénévoles ou volontaires. Il est encore peu développé mais c'est peut-être un bon début.
    https://www.francebenevolat.org/actions-et-programmes/valorisation-de-l-...