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L’orientation professionnelle, une part importante des services du développement professionnel au sein de la Commission européenne

10/12/2018
by Sabrina Somersaari
Tungumál: FR
Document available also in: FI EN DE SV CS

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« Au début des années 2000, la Commission européenne a constaté la nécessité d’augmenter la permutation dans les tâches et le soutien au développement professionnel des employés », explique la directrice Liisi Rossi en charge des services de l’orientation professionnelle de la Commission européenne depuis 2008. Le développement des services de l’orientation professionnelle a débuté à la Commission en 2003 et 2004. Depuis, le personnel de la Commission a bénéficié de conseils de carrière de la part de conseillers d’orientation professionnelle qualifiés.

Au départ un défi, la Commission a constaté le fait que les mêmes personnes occupaient les mêmes postes trop longtemps. Ce problème a été résolu en offrant aux fonctionnaires intéressés la possibilité de choisir une rotation des tâches basée sur le volontariat. Puisque le transfert vers une autre fonction au sein de la Commission dépend de la participation à une procédure de candidature interne, il fallait développer le conseil et la formation du personnel pour garantir la réussite de cette permutation des tâches. Beaucoup de personnes qui travaillaient depuis des années à la Commission avaient besoin de renforcer leurs capacités de recherche d’un travail, comme obtenir des conseils pour la rédaction de leur CV et de la lettre de motivation ainsi que pour l’entretien d’embauche proprement dit.     

L’orientation professionnelle est accessible pour la plupart des employés de la Commission

Actuellement, les services d’orientation professionnelle sont accessibles pour toutes les personnes ayant un poste fixe ou un contrat de travail à durée déterminée à la Commission. Les stagiaires administratifs, recrutés deux fois par an à la Commission, pourront également bénéficier d’une formation d’une demi-journée pour gérer leur plan de carrière. « L’objectif de cette mesure est de soutenir leur accès au monde du travail et leur intégration sur le marché du travail », constate Liisi. Cependant, ces services de l’orientation professionnelle ne sont pas disponibles pour les sous-traitants et les partenaires externes de la Commission.

La Commission a instauré une stratégie nommée « Talent management strategy », puisqu’à la base, ses employés sont hautement qualifiés et certains d’entre eux sont des experts de longue date. « Cela augmentera le niveau du défi au point de vue du développement professionnel et de l’évolution de la carrière », dit Liisi. Ainsi la gestion de carrière et l’orientation afférente sont devenues des sujets déterminants au cours de ces dernières années à la Commission.

L’orientation professionnelle au service de la permutation interne des tâches est centrée sur le fait que la compétence de la personne transférée correspond à sa nouvelle tâche. Par exemple, les experts nommés en tant que Policy Officer à la Commission doivent posséder au minimum des capacités clés dans les domaines de la communication, de la négociation, de la gestion de projet et de l’analyse. Dans ces domaines, et dans plusieurs autres domaines, la Commission organisera pour ses employés une formation ciblée.

La Commission encourage son personnel à participer de sa propre initiative à la formation pour obtenir un diplôme. Pour les études visant l’obtention d’un diplôme, la Commission accorde un petit soutien financier ainsi qu’un congé sans solde pour une durée déterminée. Cependant, cette qualification ne garantira pas que la personne soit transférée dès la fin de sa formation à un poste supérieur ou à des tâches plus exigeantes au service de la Commission.

Le rôle des conseillers d’orientation professionnelle

« Au début, le plus grand défi pour le développement de l’orientation professionnelle était le fait de l’inexistence de processus et de systèmes clairs, et son fonctionnement était plutôt basé sur des solutions temporaires et créatives », se remémore Liisi par rapport à la situation de départ. En 2014, l’administration du personnel de la Commission a enfin créé des processus et des systèmes pour la gestion, l’administration et la mise à disposition de services de l’orientation professionnelle pour le personnel. « Actuellement, nous sommes enfin dans la situation où la continuité et la stabilité des services de l’orientation professionnelle à la Commission sont garanties », constate Liisi. 

En ce moment, il y a environ 50 conseillers d’orientation professionnelle au sein des différentes directions générales de la Commission. Ils sont quotidiennement au service du personnel pour les questions liées à la gestion de carrière et au développement professionnel. Toutes les discussions entre le conseiller d’orientation professionnelle et l’employé bénéficiant de ces services sont strictement confidentielles. Les conseillers d’orientation professionnelle accompagneront surtout dans les situations où l’employé réfléchit à la direction de sa carrière et aux diverses possibilités des services de la Commission, entre autres la permutation des tâches et missions et l’évolution de carrière. Les discussions pourront également être orientées vers les questions liées au développement des capacités professionnelles et de la formation en fonction des perceptions de la personne sur ses propres points forts et besoins de développement.

Le projet le plus récent concerne les personnes ayant effectué au sein de la Commission les mêmes tâches pendant au moins quatre ans, personnes pour lesquelles sera organisée une discussion structurée sous la direction du conseiller d’orientation professionnelle. Le projet est centré sur l’évaluation du développement professionnel ainsi que sur l’observation de la réussite au travail et sur le futur. « En général, les expériences sur ces discussions ont été positives et avant tout, elles ont permis des réflexions personnelles », explique Liisi.

Parfois, les discussions traitent du stress et des situations problèmatiques dues aux tensions sur le lieu de travail qui seront résolues par les moyens et les outils disponibles. Parmi les situations spécifiques concernant la gestion de carrière se trouvent entre autres, le retour au travail après un congé maladie et la rééducation de longue durée (par exemple l’invalidité). Dans ce cas, l’orientation professionnelle aidera l’individu et ses collègues à trouver une solution la plus fonctionnelle possible.    

Une formation obligatoire sera organisée pour les personnes souhaitant devenir conseiller d’orientation professionnelle (durée 10 jours ouvrés). Cette formation est la condition préalable pour le poste de conseiller d’orientation professionnelle à la Commission. En plus des méthodes d’orientation, la formation est centrée sur la capacité à échanger avec les personnes et à entretenir une interaction ouverte et confidentielle. Auparavant, les experts externes commandés par la Commission étaient responsables de la réalisation de la formation. Actuellement, les conseillers d’orientation professionnelle de longue date forment eux-mêmes ces nouveaux conseillers. La formation a ainsi gagné en authenticité étant donné que les conseillers expérimentés comprennent bien la nature et les exigences des tâches et missions  effectuées à la Commission.

Les conseils d’orientation professionnelle sont bien plus que des conseils personnels

En plus des conseils d’orientation professionnelle personnels, la Commission propose au personnel des événements où les employés pourront s’informer sur la mutation du monde du travail et des carrières. Lors de la journée d’orientation professionnelle organisée annuellement, les fonctionnaires de la Commission pourront assister aux présentations, aux discussions et aux ateliers thématiques liés à ce domaine ainsi que participer à la foire-exposition pour créer des réseaux et se documenter plus profondément. En 2018, la journée d’orientation professionnelle a été organisée en novembre avec comme thèmes centraux les choix de carriére, les aptitudes à la recherche d’un travail, les connaissances clés ainsi que les différentes directions générales de la Commission et les agences de l’UE. 

L’idéologie de l’orientation professionnelle s’étend aux institutions de l’UE

Le travail du développement d’orientation professionnelle effectué au sein de la Commission européenne a été remarqué également par les autres institutions de l’UE. Sur les traces de la Commission, le Conseil de l’Europe, le Parlement européen ainsi que plusieurs agences de l’UE établies dans les pays membres ont inclus les services d’orientation professionnelle dans leur propre stratégie de développement du personnel. L’objectif est de garantir aux employés au service de l’UE un soutien d’orientation professionnelle suffisant, bénéfique aussi bien pour les individus que pour la communauté de travail toute entière.

En plus, la Commission européenne a conclu des contrats de coopération avec des universités connues situées partout dans le monde, et les fonctionnaires de la Commission s’y rendent pour former des étudiants sur les sujets de l’UE. Pour les fonctionnaires, ces formations ont également été valorisantes. Ils ont pu voir plus clairement  leur propre travail et le rôle de l’UE et les étudiants dans les autres parties du monde ont eu l’occassion d’entendre et d’apprendre le fonctionnement de l’UE et comment celle-ci fait avancer les choses.

Cet article est basé sur un entretien téléphonique avec Liisi Rossi, effectué le 29/10/2018.

Texte : Mika Launikari, Conseil national de l’éducation / Euroguidance
Photo : Liisi Rossi, Commission européenne

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