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Orientation tout au long de la vie - une nécessité dans un monde qui évolue

09/11/2015
po Rob Schroeder
Jezik: FR

 

 Depuis la crise économique de 2008, le marché de l’emploi en Europe constitue un défi grandissant pour les travailleurs et cela d’autant plus que leur niveau de qualification est bas. En outre, les pays membres de l’Union Européenne se trouvent confrontés à un taux de chômage croissant parmi les jeunes, qui rencontrent de plus en plus de difficultés à décrocher un pre­mier emploi. La période de transition entre les études et le premier emploi s’allonge. Ainsi, en 2009 la durée moyenne de cette transition était de 6,5 mois. Cette situation ne s’est pas améliorée étant donné qu’il s’agit – lorsque ces jeunes trouvent finale­ment un travail – souvent d’emplois précaires. Ainsi, en 2013 plus de 40% des jeunes de moins de 25 ans avaient des contrats de travail temporaires.

Les périodes de transition ne sont pas seulement allongées entre études et premier emploi, mais également entre deux emplois. Ainsi la période de chô­mage entre la fin d’un contrat et le début d’un nouvel emploi s’est allon­gée progressivement les dernières années.

Une autre conséquence de la crise est que les employeurs se trouvent de plus en plus concernés par la survie immédiate de leur entreprise que par le développement professionnel et la promotion sociale de leurs salariés. Ils ne sont donc, pour la plupart, pas intéressés à éduquer et à former leur personnel, le bénéfice immédiat d’une telle démarche n’étant pas toujours apparent dans l’immédiat.

En vue des objectifs de la stratégie EU2020 et dans le but de remédier à cette situation catastrophique, le développement et l’implémentation d’un dispositif d’orientation couplé à un apprentissage tout au long de la vie devient inéluctable.

Pour rappel, les objectifs de la straté­gie EU2020 sont le plein emploi, c’est-à-dire 75% des adultes entre 20 et 64 ans en situation d’emploi, la réduc­tion du nombre de personnes quit­tant l’enseignement sans qualification (inférieur à 10%), l’augmentation du pourcentage de diplômés de l’ensei­gnement tertiaire à 40% parmi les 30 à 34 ans et la réduction de la pauvreté.

Une manière efficace de pourvoir à ces objectifs est le développement de l’apprentissage tout au long de la vie ainsi que la mise en place de sys­tèmes de guidance accompagnant les personnes lors de leurs transitions dans un monde sans cesse chan­geant et sur un marché de l’emploi parfois imprédictible. Le besoin en compétences n’est pas toujours facile à prévoir et des connaissances et compétences adaptées à la demande d’aujourd’hui peuvent s’avérer obso­lètes rapidement. Pour améliorer ses chances sur le marché de l’emploi il est donc crucial de s’adapter à ces changements et d’aligner dans la mesure du possible ses compétences sur la demande.

Emploi et inclusion sociale vont de pair et il s’agit donc en particulier de cibler les populations à risque, et plus concrètement les jeunes ainsi que les chômeurs de longue durée afin de prévenir une désocialisation. Dans ces cas, un suivi individualisé comprenant du coaching et du men­torat afin de guider et d’orienter ces populations vulnérables et de les sou

tenir dans leurs efforts de formation et la construction d’un projet professionnel cohérent permet une (ré-)intégration dans le marché de l’emploi et parallèle­ment une réintégration sociale.

 

L’élément central reste, comme men­tionné plus haut, l’apprentissage tout au long de la vie et afin que celui-ci puisse se faire tout au long de la vie, c’est-à-dire également lorsque les gens sont en situation d’emploi, il importe de leur donner également des possibilités de se former sur le lieu de travail. Les employeurs doivent faciliter la formation sur le lieu de travail ainsi que la conclu­sion de contrats d’apprentissage. Les connaissances et compétences acquises de manière informelle et non-formelles doivent pouvoir être reconnues et vali­dées. Pour la réalisation concrète de ces objectifs les entreprises et les ins­titutions d’enseignement professionnel et académiques doivent développer des synergies encourageant la formation basée sur des projets concrets sur le lieu du travail. Une certaine perméabi­lité entre enseignement professionnel et enseignement tertiaire est désormais rendue possible par l’implémentation du CEC (Cadre Européen des Certifications) et des CNC (Cadre National des Certi­fications) correspondants aux niveaux nationaux des États membres de l’Union européenne.

 

Cet article est tiré de la Newsletter GOFormation du Luxembourg Lifelong Learning Center de la Chambre des salariés.

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