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Apprendre ensemble, de 3 à 99 ans, à l'ère du numérique : retours d'expériences de deux défis du hackathon.

Jean Vanderspelden, expert thématique EPALE France et Hélène Paumier, chargée de développement EPALE France à l'Agence Erasmus+ France / Education Formation ont participé en octobre dernier au hackathon du Cercle Apprendre Ensemble. Ils livrent aujourd'hui leurs retours sur cette expérience innovante et inspirante.

Les 14 et 15 octobre 2017 derniers, dans les locaux de l’IFCAM à Montrouge (Université Corporate du Crédit Agricole Mutuel - partenaire & sponsor du Hackathon), se sont réunis près de 200 personnes d’horizons divers ; formation, ressource humaine, agence, entreprise, start-up, développeur, étudiant, collégien et autre. Pendant 33 heures continues (marathon), ces personnes ont réfléchi, de concert dans la bienveillance et la stimulation et ont contourné (hacker). Ils ont aussi produit sur la thématique clé, et en haute résonance avec les politiques européennes : «Apprendre ensemble de 3 à 99 ans , à l’ère du numérique». EPALE y était dignement représenté ! D’abord avec l’Agence Erasmus+ France / Education Formation, comme sponsor de cette manifestation, avec la présence de Marie-Pierre Chalimbaud et d’Hélène Paumier à la fois comme porteuses de Défi EPALE et participantes, et aussi, Jean Vanderspelden, expert thématique EPALE, comme membre de l’équipe sponsor/logistique pour la préparation de cet évènement et participant. La thématique générale de l’hackathon nous a permis de nous mobiliser fortement sur des défis variés. 

 

Défi 2 et 3 "La place des émotions dans les apprentissages, et en particulier de l’humour»

Jean: Notre sujet de départ fût la question de «La place des émotions dans les apprentissages, et en particulier de l’humour». Ce défi 2/3 avait été proposé par une start-up partenaire de cet hackathon qui souhaitait profiter de cet évènement original, une première pour nous trois, pour approfondir les différents aspects de cette question.

Notre cheminement : Le samedi matin, Dès le démarrage des échanges au sein de notre atelier rassemblant une quinzaine de professionnels tous azimuts, nous avons beaucoup réfléchi, argumenté, contre-argumenté, voir frotté sur la délimitation du concept d’«apprentissage» ? Force est de constater qu’en fonction de sa posture et son contexte professionnel (entreprise, cabinet conseil, start-up, concepteur, consultant, formateur, pédagogue, enseignant, etc..), chacun exprimait des réalités différentes, et pas toujours convergentes, de l’acte d‘apprendre de 3 à 99 ans ! Le point commun qui nous a permis d’avancer sur le deuxième niveau (de l’apprentissage aux émotions) fût de reconnaître la dimension multimodale des apprentissages dans laquelle l’usage du numérique devenait de plus en plus prégnante. Dans cet environnement, nous avons cherché à déterminer les facteurs facilitants la prise en compte des émotions dans l’implication de l’apprenant. Nous sommes ainsi passés d’une réflexion[1] sur «La place des émotions» à la recherche des conditions d’ingénieries qui permettent «L’expression des émotions» dans les parcours de formation.

Le résultat final fut de cerner le niveau de liberté accordé, ou non, à chaque apprenant dans les dispositifs de formation pour qu’il puisse s’exprimer, hésiter, choisir et exercer, le mieux possible, son libre arbitre dans le déroulement des activités formatives proposées. Pour cela, nous avons imaginé un «générateur d’Apprenance», donnant aux apprenants une nouvelle reconnaissance. Cette reconnaissance serait la base d’une nouvelle prise en compte et la valorisation des émotions exprimées et suscitées par les pairs et l’équipe pédagogique dans leurs stratégies d’apprentissages. Un pitch de quatre minutes, présentant notre prototype «Générateur d’apprenance» incluant quelques dimensions humoristiques, a été préparé, dans les dernières minutes de notre marathon. Il fût présenté au jury, avec un réel succès, à la vue de la remise des prix qui a clôturé notre hackathon #hckape, le dimanche fin d’après-midi. Une captation numérique sur le vif a été réalisée : souvenir, souvenir !

Défi 1 "Comment capitaliser et développer ses compétences au sein d’une communauté étendue ? 

Hélène: Notre sujet de départ portait sur les communautés à distance ; comment capitaliser et développer ses compétences au sein d’une communauté étendue ? L’Agence Erasmus + France partageait cette problématique avec deux autres structures : Médecins du monde et le groupe Interface. C’est donc toutes les trois qu’elles portaient ce défi. Entrepreneur en innovation sociale, directeur des systèmes d’information, étudiants, chercheurs, enseignants, consultant en digital learning, formateurs se sont joins à ce multi-portage pour résoudre ensemble ce défi et réinventer les communautés à distance. Chacun avec son expérience personnelle et professionnelle des communautés, une première redéfinition du sujet a permis de poser la problématique de notre trentaine d’heure de production: Comment pourrions-faire pour créer les conditions de passage d’une posture de consommateur exclusif à contributeur durable au sein de la communauté ?

Des freins ont été identifiés : le sentiment de non légitimité, une motivation absente, un manque de confiance, des difficultés techniques, un manque de disponibilité. Pour pallier à ces freins, le groupe a déterminé des conditions à réunir pour l’animation d’une communauté active :

La reconnaissance des membres de la communauté - Le sens/objectif commun énoncé - La confiance - Une culture commune. Et une notion, transversale à toute ces conditions, celle du plaisir.

Pour aider à entretenir la flamme des communautés, notre hackathon a abouti sur l’ANIM BOX. Une box, que chaque animateur de communauté pourra commander et dans laquelle il trouvera outils et activités pour mobiliser ses membres. C’est un outil clé en main ; lors de la présentation de ces 48 heures de hackathon, nous avons présenté la première box du parcours animateur, qui porte sur la notion d’engagement afin de prendre soin de ses membres. Son contenu comporte une liste de d’openbadge qui permet de récompenser la participation et reconnaitre les spécificités de chacun des membres de la communauté ; un calendrier d’évènements en ligne et en présentiel pour cultiver un objectif commun et permettent à tous de se rencontrer et de prendre confiance ; des QR codes de défis en ligne à proposer à la communauté pour qu’ils aient envie de revenir.

 

 

 

 

La méthode design thinking a été utilisé durant le hackathon ; Quels sont, pour nous, les apports de cette méthode ?

Jean : Les échanges reposaient sur la progression de la méthode du «Design Thinking»[2] menée de main de maître par deux facilitatrices. La plupart des participants découvraient cette approche, structurée et structurante, trop pour certains, surtout dans un timing serré ! Faute de temps, toutes les étapes du processus (définir, rechercher, imaginer, prototyper, sélectionner, implémenter, apprendre) n’ont pas été totalement mises en œuvre dont l’étape «imaginer», certaines surinvesties dont «définir».

 

 

Hélène: L’expérimentation de la méthode design thinking était une première et cette découverte a marqué ma participation à ce hackathon. Le design thniking organise, innove, force l’écoute et la prise en compte de l’autre, la disruption. C’est une méthode de travail remarquable. Si je devais retenir une étape en particulier, j’évoquerai la définition des persona. Cette étape cruciale où l’on pense les utilisateurs dans leur totalité m’a paru aussi amusante que d’un sérieux sans égal pour la suite de la production.

Que retenez-vous de cette expérience ? 

Jean : Que dire et écrire sur ces temps forts d’écoute, d’échange, de créativité et de bonne humeur ? La force du bénévolat, la puissance de l’intelligence collective, la pression positive du temps, la créativité valorisée, la bienveillance partagée, l’envie de poursuivre, etc… Peut-être aussi juste reprendre les comptes-rendus, les photos, les articles, les storify et les vidéos réalisés au cours de ces rencontres, reprendre le fil #hckape ; le tout initié par le #cercleape.

 

 

Hélène:  Le plaisir de produire dans la diversité: les membres de notre équipe formaient un panel hétéroclite et l’expérience n’aurait pas été aussi marquante si cette diversité n’avait pas été présente.

 

Quelle suite pour le défi ?

 

Hélène: Nous souhaitons bien sûr poursuivre les réflexions sur l’animation de communauté. Au sein de l’Agence Erasmus+ France / Education Formation, et avec les porteurs du défi. 

 

[1] Merci pour cette captation numérique 7'16 sur le vif, rires inclus, de notre pitch costumé collectif sur notre défi 23 avec les commentaires du jury : https://www.facebook.com/CercleAPEinternational/videos/236620680201555/ - "Place des émotions dans un parcours de formation" .

[2] Le Design Thinking est une approche de l'innovation et de son management qui se veut une synthèse entre la pensée analytique et la pensée intuitive. Il s'appuie beaucoup sur un processus de co-créativité impliquant des retours de l'utilisateur final. Ce processus appelé en anglais «Design Thinking» (traduit trop littéralement en français par «Esprit Design») a été développé à Stanford dans les années 80 par Rolf Faste sur la base des travaux de Robert McKim1. Contrairement à la pensée analytique, le «Design Thinking» est un ensemble d’espaces qui s’entrecroisent plutôt qu’un process linéaire avec un début et une fin2. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Design_thinking

 

 

 

 

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