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EPALE - ríomhArdán d’Fhoghlaim Aosach san Eoraip

Blag

Éducation pour la vieillesse. Pourquoi et pour qui est-il important d'établir des relations intergénérationnelles?

23/11/2017
ag Nina Woderska
Teanga: FR
Document available also in: PL RO DE

La traduction de la version polonaise.

Si nous rejetons les stéréotypes de «vieillesse ennuyeuse» et de «jeunesse folle»

Il s'avère que nous sommes dans les profondeurs du cœur et d’un esprit très similaires.

Stanislas, participant au projet "Seniors dans l’ Action"

 

Il semble que les mots d’un participant aux activités intergénérationnelles font mouche, malgré cela,  la coopération intergénérationnelle, l'échange d'expériences et de connaissances entre les générations n'est pas un phénomène universel dans notre société. Les résultats de l'étude confirment la crainte d'une telle coopération dans chacune des parties, résultant de stéréotypes maintenus par la société, de réticences infondées ou d'un manque de confiance en soi-même [1].

Selon les recherches, 14% des répondants plus âgés considèrent que les jeunes sont réticents envers les aînés. La plupart des personnes âgées (49%) perçoivent l'indifférence des jeunes et seulement 30% notent dans l'attitude des jeunes, la bienveillance pour les seniors [2]. Il est donc compréhensible que les personnes âgées aient peur d'entrer en relation et de coopérer avec les jeunes.

Les quelques expériences négatives peuvent accroître la crainte et l’anxiété et conduire à l’approfondissement des stéréotypes sur les adolescents et à les généraliser à tous les jeunes. La conséquence peut être un recul de plus en plus prononcé de la vie sociale, la passivité, le manque de confiance dans ses propres capacités, une moindre estime de soi, la peur d'entrer dans de nouvelles relations et de nouvelles situations.

Il semble donc conséquent que les activités qui contribuent à l'éducation intergénérationnelle visent à restaurer leur sentiment d'être important et nécessaire aux autres, en particulier aux yeux des plus jeunes. Il est marquant de souligner le rôle essentiel des personnes âgées dans la société - en tant que personnes qui peuvent partager et soutenir leur expérience. Le but de l'éducation intergénérationnelle est donc d'initier un dialogue basé sur le respect mutuel, en tenant compte de la diversité générationnelle de ses participants.

Jeunes - seniors, seniors – jeunes

La motivation des aînés est essentielle, donc les avantages potentiels de l'activité sociale intergénérationnelle s’imposent : la capacité de partager les connaissances, de nouer de nouveaux contacts, l'estime de soi, l'utilité pour autrui, les contacts sociaux, souvent échapper à la solitude, capacité physique et psychique, capacité à réaliser ses propres passions, développer des compétences, acquérir de nouvelles connaissances, le sentiment de ne pas perdre son temps. Avec l'implication des aînés dans les activités intergénérationnelles, nous leur donnons également l'occasion de découvrir d'autres façons d’occuper les loisirs - comme l'indique la recherche - autrement qu’en regardant la télévision.

L'éducation intergénérationnelle comporte également de nombreuses valeurs pour la jeune génération. Les jeunes qui y participent ont la possibilité de reconstruire leur vision d'une personne âgée qui est le plus souvent atteinte de maladies et d'infirmités, ainsi que de perte d'autonomie et affectée du souci de dépendance vis-à-vis des autres. Il y a aussi le stéréotype d'un aîné passif, malade, timoré et inadapté au progrès technique (ordinateurs, Internet,  réseaux sociaux), accablé de regrets et se plaignant de son sort.

Il est donc important de créer des conditions de contacts et de coopération qui soient satisfaisantes pour chaque partie. C'est grâce aux expériences positives des jeunes dans l'établissement de relations intergénérationnelles satisfaisantes et durables que les effets de l'âgisme (discrimination fondée sur l'âge dans la société), qui incluent la distanciation ou la dévaluation, sont affaiblis. Les jeunes sont plus susceptibles de profiter du potentiel des aînés en raison de leurs expériences de vie et de leur souvenir du passé.

Bonne pratique

L'éducation intergénérationnelle nécessite des activités éducatives ciblées qui devraient être menées en utilisant une variété de méthodes et d'institutions.

Pour une bonne et digne imitation de la pratique, je reconnais les activités menées par la Société pour les initiatives créatives, en particulier le projet «Seniors dans l’action», qui célèbre cette année son 10e anniversaire [3]. Formation élaborée pour les personnes de plus de 60 ans. Les personnes âgées autonomes peuvent être des travailleurs indépendants, mais le plus souvent elles viennent travailler avec une personne plus jeune, ce qui favorise la création de relations sociales intergénérationnelles et durables.

Résumé

Pour résumer, je voudrais souligner encore une fois que l'éducation intergénérationnelle permet de mieux connaître les personnes de différentes générations, en limitant les stéréotypes qui fonctionnent constamment dans la conscience sociale. Ce sont des stéréotypes qui se manifestent à la fois dans l'esprit des jeunes sur les personnes âgées et dans la vieillesse, et dans la pensée des personnes âgées sur les jeunes.

La projection des activités multi générationnelles et la participation des aînés et des jeunes à l'éducation intergénérationnelle leur permettent d'acquérir des connaissances et des compétences sur la façon de prendre et de mettre en œuvre efficacement des activités et de les communiquer de manière appropriée.

Souvent, les personnes âgées ne savent pas se montrer actives, socialement importantes, attractives en termes de coopération pour leurs communautés locales.

Les activités intergénérationnelles offrent aux aînés la possibilité de s’impliquer activement dans le déroulement de la vie sociale, en soutenant le processus éducatif et pédagogique des jeunes.

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[1] Lamparska-Zając L., Portrait contemporain de l'homme âgé chez les jeunes adultes, référentiel de l'Université de Casimir le Grand, Bydgoszcz 2013, http://repozytorium.ukw.edu.pl/handle/item/165 (lien externe).

[2] CBOS  ( IPSOS) , les  Polonais envers les personnes âgées et leur vieillesse. Communiqué des  recherches, Varsovie 2009.

[3] Szatur-Jaworska B., Sur les façons de parler de la vieillesse. Débats, analyses, exemples, Bureau  du Porte Parole des Droits des Citoyens, Varsovie 2014.

[4] http: //seniorzywakcji.pl/ (lien externe)

 

Nina Woderska - docteur en sciences sociales, formatrice, animatrice d'activités intergénérationnelles.

 

Voir aussi:

Etre ou ne pas être ... un volontaire dans la vieillesse ? C'est la question. Sur l'importance du bénévolat dans la vie des aînés

 

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1 - 5 as 5 á dtaispeáint
  • Dorota Szczepan-Jakubowska's picture

    W pełni zgadzam się, że świadoma praca nad relacjami międzypokoleniowymi jest bardzo potrzebna zarówno społecznie jak i osobiście. Nie tak dawno temu pracowałam dla menedżerów w dużej organizacji i pytałam, co jest dla nich ważne w życiu na tyle, żeby poświecili temu swój czas (poza pracą, rodziną, przyjaciółmi) To byli młodzi ludzie, pistolety.  I dowiedziałam się, że zrobiliby to na rzecz powstańców warszawskich, innych osób starszych i dzieci. Co więcej, zrobili to. Dlaczego? Dla doświadczenia, dla nauki, dla poczucia sensu i aby się nawzajem lepiej poznać. Tak powiedzieli. Piękne!

  • Jolanta WOLAGIEWICZ's picture
    Odkąd model rodziny wielopokoleniowej przestał być normą we współczesnej Europie wydaje się, że drogi pokoleń młodzieży i seniorów rozchodzą się. A przecież właściwe relacje między pokoleniami gwarantują choćby podtrzymywanie tradycji, przekaz doświadczeń i więzi rodzinnych oraz właściwy rozwój postaw obywatelskich. Obie strony mogą być równie atrakcyjne dla siebie nawzajem. Ważne jest moim zdaniem takie konstruowanie programów edukacyjnych, aby pozwolić obu stronom mieć poczucie satysfakcji ze skutecznego przekazania  wiedzy (umiejętności) i korzyści ze zdobytej wiedzy (umiejętności) jednocześnie.
  • Nina Woderska's picture
    Zgodzę się Pani Jolanto, że zadaniem animatora jest stworzenie odpowiedniej przestrzeni do wymiany wiedzy i doświadczeń pomiędzy tymi generacjami. Ważne jest wiele elementów - np.  atmosfera szacunku do każdego uczestnika tego procesu - zarówno do sędziwego wiekiem "Antoniego", jak i młodego "Antka". 
    Efekty (z moich obserwacji) są błyskawiczne. 
  • Monika Hausman-Pniewska's picture
    Programy edukacyjne, o których pani pisze, to raz, a dwa osoby tworzące/ animujące takie sytuacje, w których dochodzi do kontaktów i współpracy osób z różnych pokoleń. Z moich obserwacji wynika, że lęk po obu stronach jest często nieuzasadniony, niemniej jednak blokuje dialog i wymianę wiedzy oraz doświadczeń. Tworzenie przestrzeni do spotkania się i mądre łączenie obu pokoleń (inspirujące, życzliwe, nie na siłę) może być tu dobrym kluczem.  
  • Maria Idźkowska's picture
    Witam Panią, bardzo ciekawy tekst, zwłaszcza że dotyczy aktualnych problemów i budowania relacji międzypokoleniowej - takiej właściwej. Muszę powiedzieć, że obserwuję czasem bardzo udane działania w tej mierze w ośrodkach kultury, w których organizuje się szereg projektów i aktywności, pozwalających lepiej wzajemnie się zrozumieć - na poziomie juniorzy - seniorzy. Takim przykładem może być wieloletni klub Walor działający od 30 lat w MOK w Piastowie, którego celem jest rozwój artystyczno-malarski jego uczestników. Pracują razem, wymieniają się doświadczeniami, jedni drugich inspirują. Uczestniczą tam osoby w wieku nawet 94 lat, a także, można rzec, pra-pra wnuki. Są wspólne wystawy obrazów i wernisaże, widoczny jest wzajemny dobry kontakt i korzyści wzbogacające poziom umiejętności, jak i rozwijanie veny twórczej. Uważam, że działania te wzmacniają rodziny oraz w dużym stopniu rozwijają zdrowsze i silniejsze społeczeństwo.
    Pozdrawiam serdecznie
    Maria Idźkowska - Ambasadorka EPALE