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Paroles d’étudiant transeuropéen - Se chercher en cherchant : l’expérience d’une formation à distance

« Il était important d’avoir le soutien familial pour tenir dans la durée ». Entretien avec M. Vandrey, étudiant transeuropéen à l’université de Rouen Normandie, dans le dispositif FORSE.

Episode 7- Série FORSE- FOAD Réalités et Pratiques- Paroles d’acteurs – Paroles d’étudiant transeuropéen

 

« La formation à distance, c’est la possibilité d’étudier tout en construisant mon parcours professionnel en même temps », « Il était important d’avoir le soutien familial pour tenir dans la durée », « Même à distance, il y avait des possibilités de collaborer, de réviser ensemble »

 

 

Se chercher en cherchant : l’expérience d’une formation à distance

 

Bonjour M. Vandrey, vous êtes étudiant à l’université de Rouen Normandie, dans le dispositif FORSE qui est un dispositif de formation à distance que vous connaissez bien puisque vous avez réalisé une partie de votre parcours universitaire de la L3 au M2.

 

Après cette période où la formation à distance n’a jamais été aussi présente, j’aimerais en savoir plus et partager votre expérience en tant qu’étudiant dans ce dispositif à distance.

Ces dimensions interrogent de manière générale la formation des adultes. Ces thèmes sont importants sur la plateforme EPALE.

 

 

- Pour démarrer, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vous même ?

Je suis arrivé en 2009 en France dans le cadre d’un volontariat Européen qui devait durer un an. Nous sommes en 2020 et je suis toujours là. La force de la rencontre interculturelle…

J’ai eu la chance de participer pendant presque 10 ans au montage de projets d’échanges de jeunes européen. Des séjours européens en France et à l’étranger, pour des jeunes entre 13 et 30 ans principalement, leur permettant de vivre concrètement les principes européens ; le multilinguisme, l’interculturalité, la construction d’œuvres collectives…apprendre ensemble en utilisant les méthodes de l’éducation non formelle.

J’ai notamment œuvré pour le développement du volontariat européen, dispositif qui me tient naturellement à cœur en tant qu’ancien participant.

Depuis quelques mois j’ai pris un poste au sein de l’Académie de Normandie pour piloter une partie des projets ERASMUS+ élaboré par la DAREIC avec les établissements normands. Si j’ai pu prendre ce poste, je crois que c’est notamment par rapport à ma formation universitaire à Rouen.

 

-  Qu’est ce qui vous a amener à réaliser votre formation à distance ? Et comment avez vous connu le dispositif Forse ?

 

En m’installant en France, j’ai du faire des choix par rapport à ma formation. J’ai quitté l’Allemagne juste après mon « Abitur » et je n’avais pas de formation professionnelle ou supérieure. J’ai commencé en 2011 une Licence de Sciences de l’Education en FOAD à la « FernUniversität Hagen », l’université allemande des études à distance. Je manquais encore d’assurance et de fluidité en français à cette époque et commencer une formation à distance dans ma langue maternelle semblait être un bon choix à l’époque. L’arrivée de mon fils m’a amené à faire une pause après la L2. En 2016, j’ai souhaité reprendre le chemin de l’Ecole et ayant pris mes aises avec la formation à distance je cherchais une formation de Sciences de l’Education qui correspondait à ma situation : en emploi mais avec une envie de me nourrir de connaissances académiques pour accompagner ma professionnalisation. Je me suis alors inscrit dans la L3 SdE à Rouen (en plus le format de la passer en 2 ans, pour reprendre c’était parfait !)

 

- En tant qu’étudiant, que diriez vous de cette expérience de formation à distance ?  :

La formation à distance était, comme je le disais la possibilité d’étudier tout en construisant mon parcours professionnel en même temps. La formation me permettait de prendre du recul sur mes activités, les nourrissait et c’est exactement ce que j’étais venu chercher.

En revanche, je me suis surpris de développer de nouvelles envies durant la formation. Le travail sur la méthodologie de recherche en L3 a réveillé l’envie de faire de la recherche sur ma pratique professionnelle. « L’apprenti chercheur » était né.

 

- Comment faites vous pour travailler à distance et dans la durée?

 

En me levant très tôt le matin… La charge de travail était importante et il fallait trouver des temps pour réviser, écrire, chercher. Pour moi, le meilleur moment pour « me farcir » tous les cours était entre 5 heures et 7 heures du matin. Ce temps n’était pas suffisant, il fallait sacrifier également les weekends, les soirées, négocier des temps pour me libérer du travail et aller sur mon terrain de recherche. La formation était une partie importante dans ma vie et celle de ma famille. De ce point de vue, il était important d’avoir le soutien familial pour tenir dans la durée. 

 

- Sur quoi et/ou sur qui vous êtes vous appuyés ?

 

Mes tutrices universitaires étaient un soutien formidable, si je peux les nommer : Marianig durant les deux années de L3 puis Stéphanie durant le Master ! Sans leur tutorat, je n’étais pas sûr de réussir cette formation comme je l’ai fait.

 

Un autre point important était le soutien du groupe. Même à distance, il y avait des possibilités de collaborer, de réviser ensemble, même parfois de se donner rdv pour se voir. J’ai fait des belles rencontres, notamment durant la dernière année.

 

 

- Au regard de votre expérience et de vos rencontres avec les étudiants, quels conseils donneriez vous aux étudiants entrant dans une formation à distance?

 

1. Faites un GANNT ! Planifiez tous les temps de la vie incluant la formation, les temps en famille, le travail, les vacances.

2. Communiquez avec votre entourage. C’est très difficile de faire comprendre à quel point la formation à distance est prenant et elle sera certainement vecteur de beaucoup de changement à venir. Emmenez votre entourage proche avec vous pour ne pas être seul dans cette « crise ».

 

3. Profitez de l’interculturalité du groupe. Beaucoup de profils et histoires différents enrichissent l’expérience de la formation des adultes (à distance).

 

 

 

- Quel est votre plus beau souvenir ou impact de la formation ?

 

Le M2 était pour moi une année profondément transformatrice sur le plan professionnel. La formation m’a donné une opportunité professionnelle et avec les compétences et la confiance acquises durant ces mois d’études, je l’ai saisie. 

 

En clin d’œil à ma promo du M2 2020 : l’initiative du « M2 a un incroyable talent » restera gravée dans ma mémoire ;-)

 

En définitive, quel est l’originalité ou la spécificité de ce dispositif ? Et quel a été l’intérêt pour vous ?

 

Ce dispositif est pour moi un vrai outil au service de la formation tout au long de la vie. La formation m’a permis d’avancer sur le plan professionnel et elle a révélé une passion pour la recherche que j’espère pouvoir garder longtemps.

 

Je vous remercie pour cet échange et votre apport.

Thierry Ardouin, coordinateur thématique EPALE France

 

 

Retrouver les autres épisodes de la série : consulter le sommaire.

 

 

 

 

 

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