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EPALE - ríomhArdán d’Fhoghlaim Aosach san Eoraip

Blag

L'éducation au temps de la "peste"

27/04/2020
ag Piotr Maczuga
Teanga: FR
Document available also in: PL EN ES IT LV FI RO DE HU HR SL ET CS

Traduction du polonais, NSS Pologne

Le monde tourne autour d' un sujet depuis de nombreuses semaines. Quelle que soit notre attitude personnelle à l'égard du coronavirus SARS-CoV-2, les faits attestent que dans le monde entier,des conférences, des sessions de formation et des ateliers sont annulés chaque jour. Moins de réunions, moins de déplacements, moins de contacts personnels et, par conséquent, moins d'apprentissage.

Dans ce contexte, une chose me vient à l'esprit : l'apprentissage à distance, par le biais de toutes sortes de webinaires, cours ou ateliers en ligne. Les formes se sont améliorées ces dernières années et l'apprentissage en ligne est devenu un outil d'apprentissage à part entière et non plus un support additionnel à l'apprentissage en présentiel. 

Pour la première fois dans l'histoire, ces formes d'apprentissage en ligne ont l'opportunité de se démarquer. En effet, pour la première fois, nous ne discutons pas de savoir si l' e-learning est meilleur que l’enseignement traditionnel. Nous ne cherchons même pas à savoir si c'est différent. Le fait est que pour beaucoup d'entre nous, c'est peut être devenu le seul moyen de former, du moins pendant un certain temps. Actuellement, en tant qu'éducateur, vous devez en quelque sorte essayer de continuer à remplir votre mission au mieux.

La situation dans la plupart des endroits dans le monde n'est pas suffisamment mauvaise que pour fermer les universités, les centres de formation ou les centres de conférence, mais cela peut changer, comme c'est le cas pour les résidents italiens qui le vivent pour le moment. Réfléchissons à ce qui se passerait si nous étions forcés d'apprendre demain confinés à domicile et sans contact direct avec d'autres personnes.

Théoriquement, nous avons de nombreux outils à notre disposition car le thème de la formation à distance n'est pas si nouveau et, mis à part ses origines remontant à plusieurs centaines d'années, l'ère d'Internet nous a apporté des solutions vraiment efficaces.

   

     

Formation

Lorsque nous parlons de formation à distance, nous entendons par là, un enseignement synchrone, car dans ce cas, il est difficile de remplacer le contact avec le formateur. Nous commençons donc par explorer le sujet des plateformes de webinaires. Elles permettent, après tout, un travail conjoint sur le matériel de formation, la communication en utilisant l'audio et la vidéo en temps réel, ou d'autres interactions, telles que des quiz qui peuvent être utilisés pour pratiquer ou vérifier les progrès du groupe. Dans les petites sessions, auxquelles participent plusieurs personnes, vous pouvez même vous offrir plus de liberté dans la communication bidirectionnelle, afin que la formation ne ressemble pas à une conférence. Même le cycle Kolb fonctionnera dans un webinaire bien conçu.

Nous avons plusieurs dizaines de solutions sur le marché. Elles peuvent être mises en œuvre relativement facilement en quelques minutes. Dans le cas de petits groupes, le coût d'une telle solution dans le modèle SaaS (Software as a Service, où nous n'avons pas besoin d'installer quoi que ce soit et où l'accès à la plateforme est obtenu simplement via un navigateur Web) n'est que de quelques euros par mois. Bien que de nombreuses personnes évitent de telles dépenses au quotidien, dans une situation où les ateliers en ligne seraient notre principal moyen d'enseignement, un tel coût semblerait presque symbolique. La location d'une salle de formation pour une journée coûte en moyenne 5 à 8 fois plus qu'une plateforme de webinaire pour un mois.

Alors, qu'est-ce qui fait qu'après avoir lu le paragraphe ci-dessus, nous n'obtenons pas instinctivement une carte de crédit, réalisant combien nous pouvons gagner par ces coûts symboliques ? Eh bien, les plateformes d'apprentissage en ligne ne sont pas des nécessités. Elles ont également cessé de se cacher derrière le voile des technologies complexes, car aujourd'hui la diffusion en direct sur Internet n'est plus aussi impressionnante qu'avant. C'est quelque chose d'évident et d’accessible, comme l'envoi d'emails. Il ne s'agit pas non plus de solutions exclusives ou prestigieuses pour augmenter le prix d'un abonnement sur cet argument. Elles sont donc proposées à des prix relativement bas, car leurs développeurs et opérateurs n'engendrent pas non plus de coûts élevés à une échelle suffisamment grande. Pour la plupart, leur fonctionnement est automatisé et simple, et donc bon marché à utiliser. Et cela a du sens tant que nous ne les utilisons pas de manière trop ambitieuse. Théoriquement, pour le prix d'un livre décent, nous pouvons organiser un nombre illimité de webinaires en un mois (bien que généralement pas plus d'un à la fois). Cependant, s'il s'avère que le nombre mensuel réel de sessions en ligne s'exprimera plutôt en un nombre à deux chiffres et qu'il s'agira d'une moyenne pour tous les éducateurs, et pas seulement pour les avant-gardistes de l'apprentissage en ligne à tout prix, ainsi donc le modèle économique peut changer rapidement.

Conférences

Le défi devient plus important lorsque nous voulons accueillir non pas une douzaine mais plusieurs centaines de personnes dans un espace virtuel. Dans ce cas, le prix augmente proportionnellement au nombre de places disponibles dans la sphère d’apprentissage et c'est une solution caractéristique pour la plupart des plans d'abonnement. Pourtant, l'organisation d'un événement en ligne pour 500 à 1000 personnes ne devrait pas coûter plus cher que la location d'une salle de formation pour 15 participants. Et encore une fois, nous réalisons à quel point les coûts réels des opérations virtuelles sont faibles, sans compter l'importance lors d'une conférence en présentiel, de l'impression du matériel de formation, de la disponibilité de parkings, du service d'accueil ou de la formule de pause-café et de restauration, de sorte que, comme on le sait, demeurent  des coûts importants.

Évaluations et certifications

Nous aimons recueillir divers types de diplômes et attestations de participation à des formations. Leur multitude actuelle attire notre attention sur l'augmentation de ces certificats. Cependant, le problème est beaucoup plus important - comment délivrer aux participants des documents fiables confirmant leurs acquis d'apprentissage dans le cadre de notre enseignement.

C'est ici que nous pouvons parler de solutions telles que "Accredible", permettant un certain contrôle et une vérification des acquis. Actuellement déjà, une telle confirmation de participation à un cours a une plus grande importance que le PDF normal, car les fonctionnalités utilisées permettent en quelque sorte de se protéger contre les contrefaçons (ce qui est un vrai problème sur le marché américain des cours en ligne), donc l'avenir appartient à la technologie blockchain, où - dans une énorme simplification - toutes les données seront accessibles à tous. Il sera donc facile de vérifier si un document donné est "OK" et ainsi, ces diplômes gagneront en importance, même en tant que confirmation officielle des qualifications. Bien que pour beaucoup, ce soit encore une utopie, qui sait si la situation actuelle n'accélérera pas le processus.

La technologie n'est pas tout

J'ai consacré la majeure partie de cet article à la technologie, mais dans la pratique, elle est d'une importance secondaire. Ce qui échoue généralement et nous empêche d'essayer puis de mettre en œuvre des solutions d'apprentissage à distance, c'est le manque d'expérience et de connaissances des méthodologies d'enseignement.

Dans le système formel, nous parlons d'environ 100 millions d'enseignants et de professeurs, et en y ajoutant tous ceux qui enseignent dans le système non formel, il s'avère que nous avons affaire à un marché énorme. Et ces représentants doivent constamment apprendre à enseigner. De nombreux collèges ont déjà choisi leurs propres cours MOOC il y a des années, et ont même commencé à coopérer à l'aide de plateformes telles que Coursera ou edX, donc dans un sens, les routes sont déjà tracées. Malheureusement, j'ai l'impression que cela ne concerne que quelques personnes. Dans notre partie de l'Europe, la plus grande motivation pour créer des cours universitaires en ligne tenait probablement aux subventions allouées à cet effet par des fonds européens. On voit à l'œil nu dans quelles grandes difficultés des projets comme le MOOC polonais se créent. Maintenant, il se peut qu'il n'y ait pas d'autre solution, les enseignants devront également apprendre à enseigner avec un campus fermé.

Que pouvons-nous faire ?

Nous ne changerons pas le monde dans une semaine ou un mois, mais cela vaut la peine de prendre certaines mesures, ou du moins d'y réfléchir. Je fais donc ces recommandations :

• Sécurisez le plan B en apprenant de nouvelles technologies maintenant. Vous pouvez obtenir un accès de test gratuit sur la plupart des programmes et plateformes. Sur EPALE, vous pouvez également trouver de nombreux supports pédagogiques issus de projets Erasmus + ou - plus tôt - Leonardo da Vinci, y compris des méthodologies et des manuels sur l'apprentissage à distance.

• Activez les composants technologiques pour avoir des destinataires plus habitués en cas d'accident. Si nous commençons à organiser des webinaires de façon sporadique, nous enseignerons non seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour nos destinataires. Cela vaut également la peine de réaliser une version simple de cours en ligne et de la publier sur un blog, un site Web d'entreprise ou même sur l'Udemy susmentionné. De cette façon, nous nous familiariserons avec le rôle de formateur en ligne.

• Faites attention à votre propre condition et à celle des autres dans l’espace de formation. C'est une question banale, mais imaginez que vous devez relever le défi de demander à une personne malade de suivre une formation. Et il ne s'agit pas seulement de la menace de la maladie COVID-19, mais de respecter des principes de base régissant la santé en général. Nous pensons toujours qu'aller travailler en étant de malade est un sacrifice digne d'un héros. Plusieurs fois, j'ai entendu des entraîneurs se vanter de la façon dont ils «se débrouillaient» pour aller travailler, même s'ils se sont réveillés avec 40 de fièvre.

Enfin, je vous souhaite à tous santé, bon sens, mais aussi d’éviter la panique. Je vous invite à partager dans les commentaires vos idées sur la façon d'enseigner en période de "peste".

    


Piotr Maczuga - Depuis plus d'une décennie, il s'occupe de l'utilisation des nouvelles technologies dans l'éducation des adultes. Il crée et met en œuvre des organisations basées sur les technologies qui combinent marketing moderne et éducation. Co-auteur de manuels dans le domaine des webinaires, des webémissions et autres. Méthodiste, auteur de formations sur l'utilisation du multimédia dans l'apprentissage et les affaires, et de publications sur ce sujet. Au quotidien, il gère le Digital Knowledge Lab - un studio de production de contenu éducatif multimédia en Pologne opérant au sein de l'écosystème du Digital Knowledge Village. Sa mission professionnelle est d'éliminer les barrières technologiques pour tous ceux qui ont l'ambition d'enseigner aux autres à contribuer à créer une société consciemment et efficacement en utilisant les outils qui nous entourent.

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1 - 10 as 22 á dtaispeáint
  • VIOLA OLEINIKOVA's picture
    Laiks iet, un tehnoloģijas strauji attīstās. Ikdienā cilvēkiem palīdz multi vārāmais katls, veļas mašīna, trauku mazgājamā mašīna un robotu putekļsūcējs. Acīmredzot tagad pienācis laiks mācībām, lai uztaisītu tās attālināti. Es vienmēr zināju, ka kādreiz tehnoloģijas visu aizstās. Tā kā pati esmu studente, tālmācība man šobrīd ir tikai ieguvums, jo man jau ir pēdējais gads, un mums ir tikai teorētiskie priekšmeti. Bet kā ir ar tiem studentiem, kuriem ir prakse? Es nesaprotu, kā var apgūt praksi tiešsaistē. Internets nevar aizstāt reālu saziņu. Tomēr mācīšanās ir labāk klātienē nevis tiešsaistē. Es mācos Rīgā un dzīvoju Daugavpilī. Šī brīža situācijā, liels ieguvums ir tikai tas, ka esmu mājās ar ģimeni un man nav jāmaksā par dzīvošanu Rīgā.
  • Artūrs Ļevikins's picture
    Galvenokārt, piekrītu autora teiktajam, tomēr vai mēs apzināmies iespējamās mācību procesa pilnīgās digitalizācijas sekas? Dotajā brīdī tas nav tik efektīvi tiešā cilvēciskā kontakta trūkuma dēļ, kā arī tas nemaz nav veselīgi priekš nervu sistēmas. Pēdējie trīs mēneši radīja iespaidu, ka mācību procesa īstenošana digitālajā vidē mēdz būt ļoti nogurdinoša. Cerams, ka turpmākie tehniskie risinājumi ļaus mums pilnībā izbaudīt attālinātās mācīšanās priekšrocības. 

  • Laura Kurmeļjeva's picture
    Vēlos pievērsties pozitīvajam šajā situācijā. Izglītības sistēmas attīstība visu laiku ir bijis dzīvs process, kas attīstās. Šo periodu var nodēvēt par "testēšanu". Ir skaidrs, ka pārmaiņas ir milzīgas, katra iesaistītā puse (pedagogi, izglītojamie, skolēni, vecāki) izglītības procesā šobrīd ieguva nelielu šoka devu. Bet ja skatāmies ar vēsu prātu pieņemot šo pārbaudījumu... Mums ir lieliska iespēja savas tehnoloģiju zināšanas attīstīt vēl augstākā līmenī, dalīties ar savām zināšanām, palīdzēt viens otram un būt iecietīgiem, pret tiem kuriem šī apguve neiet tik raiti.
    Šajā periodā, dažādu iemeslu dēļ, esmu iepazinusi vairakas programmas, kas darbojās gan kā aplikācijas viedierīcēs, gan tīmekļu vietnes- Teamspeak, Zoom, Discord, Microsof Teams. Katrai programmai ir sava specifika, citas iespējas, viena ir viegli apgūstama, bet citas nē. Ir ļoti pozitīvi, ka ir šādas programmas jau pirms šīs situācijas bija un arī tās ir izgājušas savu attīstības ceļu līdz līmenim kādās tās ir tagad. Pielāgotas ērtākai lietošanai. 
    Pēc šī visa, noteikti, paliks neatgriezeniskas pēdas. Tomēr materiālu apguvē, es personīgi, esmu apmierināta, jo es apgūstu autoskolas teoriju attālināti, kas man ir samazinājis izdevumus (ceļa izdevumi, papildus ēdienreizes ārpus mājām), es ekonomēju laiku, kas tiktu patērēts ceļā. Vielas apguve notiek ērtos apstākļos, profesionāli un produktīvi. Domāju, ka arī pēc arkārtas situācijas autoskolas vai citas iestādes var piedāvās e-apguvi.
  • Elza Osenberga's picture
    Paldies par viedokli. Diemžēl vai par laimi, bet visā pasaulē koronavīrusa ietekmē dažu nedēļu laikā ir mainījies tas, kā mācās skolēni, augstskolu studenti un tas, kāda ir pedagoga loma šajā procesā. Protams, mēs visi apzināmies, ka katra paaudze arvien vairāk izmanto digitālās ierīces un pieder pie tehnoloģiju laikmeta. Šobrīd noteikti ir vieglāk pedagogiem, kuri jau iepriekš ir apguvuši mūsdienu tehnoloģijas priekšrocības. Šis laiks ir atnesis lielas pārmaiņas izglītībā, taču būtiskāks ir jautājums - vai pēc pandēmijas mēs atgriezīsimies pie ierastajām metodēm? Vai skolēni būs ar mieru samazināt digitālo ierīču izmantošanu stundās nākamgad, ja pašreizējā situācijā viņi tieši tiek mudināti to darīt?!

  • Marika Terescenko's picture
    First of all, thanks for such amazing article. 
     And what can I say? 
     I agree with this opinion that it's hard to understand what need to do in this whole situation, and as a student and as a teacher - I can say that this is very hard time for parents and teachers, because they need to understand what's best for kids in preschool and students in an elementary school, a high school. Exams are in the elementary school and in the high school in Latvia, and for the teachers who teach these classes have a very hard time, because not all of them understand how works modern technologies, and I can say that many of them are in period of life where aren't popular and technologies don't inspires them to learn how to use modern technologies. 
    But I have very good practice in Waldorf school, because in this school average of teachers age are 30-35. And they uses many options in this pandemia situation, for example, video recordings, where teachers show and say what need to do in this or another task. Or other example, they have online lessons, for students who don't understand and have questions about tasks. 
     But about my experience as the student. 
     I can say that at first in a pandemia situation, I had very hard time, because I didn't understand what I have to do first of all, and I had a lot of work to do, and I needed to read a lot more information about different topics, but then online lectures began. And of course works what needed to do didn't decreased and free time didn't increased, but now I have a moto - "I need to do works what have the deadline is closest, because other works can wait!" 
  • Andra Kalniņa's picture
    Paldies! Ļoti labs raksts. 
    Manuprāt, pandēmija piespiež skolotājus apgūt digitālās prasmes un meklēt jaunas metodes, kā pasniegt savu mācību priekšmetu. Es gan studēju, gan strādāju skolā un šobrīd esmu sapratusi, ka nepārtraukti ir jāmeklē jaunas metodes, jo kāda, kas šķita piemērota, lai būtu vieglāk un ērtāk gan man, gan skolēnam, beigu beigās ir ļoti grūta skolēnam un ārkārtīgi sarežģīti izkontrolējama skolotājai. 
    Manuprāt, vissvarīgāk šobrīd ir nepārspīlēt ar dažādu vietņu izmantošanu, vairāk pievērst uzmanību apgūstamajam saturam, pat vēlams vairāk izmantot mācību grāmatas vai darba burtnīcas, ja tādas ir. Samazināt studentiem lasāmās literatūras apjomu, kas ir internetā, lai arī internets un viedierīces ir laba lieta, tomēr jāatcerās par veselību. 
  • Kaire Viil's picture
    Thank you for good article. If learners motivation is high he can effectively study in webinars, e-courses etc. Trainers must to study e-teaching methodology and we must to be digital literacy.
  • Marton Jozsef's picture
    In our own institution, we use the google classroom platform and the Discord program for live streaming to provide digital training of trainees. Both the trainees and the teachers learned to use the platforms within two weeks. To help, the administrator created the classes, groups. The participants were invited by the itrainers. Discord is also a communication channel for trainer training and consultation.
  • Monika Hausman-Pniewska's picture
    Dzięki za uporządkowanie i podpowiedzi, choć przydałby mi się jakiś poradnik krok po kroku :) Ze zdumieniem obserwuje, jak szybko zareagował rynek szkoleniowy, zwłaszcza ci, którzy mają za sobą takie doświadczenia edukacji on-line. Kiedyś uważałam, że tego typu szkolenia są mniej wartościowe, ale wiem, że to była moja reakcja obronna przed czymś nowym. Żeby była jasność, nie boję się nowych technologii i umiem z nich korzystać, ale w przypadku zdalnej edukacji najbardziej brakuje interakcji z odbiorcami. Kilka razy prowadziłam webinarium i za każdym razem czułam dyskomfort, że nie widzę oczu osób, które w nim uczestniczą, nie czuję jakiegoś porozumienia itp. Obecna sytuacja wymusza zmianę nastawienia, ciekawa jestem czy na trwałe. W mediach społecznościowych aż roi się od różnego rodzaju lajwów (jogi, mindfulness, kursy gotowania czy zabawy z dziećmi on-line).  To dobre narzędzie dla osób, które korzystają z mediów społecznościowych.  W mojej organizacji pracujemy z osobami w trudnych sytuacjach życiowych, często starszymi, ubogimi, z terenów wiejskich itp. Nie chcemy, nie możemy zawiesić naszej działalności, ale dobór narzędzi do tego typu odbiorcy jest sporym wyzwaniem. 
  • Corneliu Fecioru's picture
    excellent analysis, could not agree more, it give all interested parties a good glimpse of personalized, @ your own pace education... than comes AI to put some order in this world of information  ("too much content, too little curation" thing)
    will see quick developments I expect