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EPALE - ríomhArdán d’Fhoghlaim Aosach san Eoraip

Blag

Pour un changement durable

15/04/2020
ag Linda JUNTUNEN
Teanga: FR
Document available also in: FI EN SV RO DE HU ET

Illustration 1 : Kia Aarnio prononçant un discours lors d'une marche pour le climat (09/2019).
Illustration 2 : Marche pour le climat, mégaphone à la main (04/2019).

[Traduction (anglais - français) : EPALE France]

Sensibiliser aux questions environnementales et conclure des accords de grande envergure entre les États ne suffit pas. Notre planète a besoin d'actions environnementales radicales pour un changement et un renouveau profonds. Le changement presse, mais la bureaucratie, elle, est lente. C'est pourquoi de nombreux citoyens s’engagent activement en faveur de la planète. C'est le cas de Kia Aarnio, docteur en psychologie et auteur de manuels scolaires, et d’Anne Leppänen, artiste et chercheuse en communication. Découvrez dans cet article de blog en quoi ces femmes contribuent au changement. 

Éveiller sa conscience pour participer au changement

Kia Aarnio et Anne Leppänen n’ont pas décidé du jour au lendemain de vouloir sauver la planète. Cette prise de conscience environnementale s’est opérée lentement mais sûrement, jusqu’à ce qu’elles prennent vraiment part au changement.

« Cela fait dix ans que je m’intéresse au changement climatique, mais je me disais toujours que les autres allaient se mobiliser à ma place. Il y a à peu près un an, des connaissances ont décidé de mettre en place le mouvement Aktivistimummot (Les grands-mères activistes) et j'ai décidé de les rejoindre », explique Anne Leppänen, qui gère les discussions du Groupe Facebook du mouvement. Ce groupe, qui compte déjà plus de 5 000 membres, partage à la manière de nos grands-mères des idées sur l’environnement, les modes de vie responsables, ainsi que sur les espoirs qui nourrissent le monde de demain.

Pour Kia Aarnio, tout a commencé lorsqu'elle s'est mise à lire et à regarder les actualités sur le climat. Puis tout s'est enchaîné : participation à une marche pour le climat en octobre 2018, à un défi vegan, publication de lettres au rédacteur en chef, organisation de campagnes pour des élections pour le climat et mise en place de taxes sur les billets d’avion, création du Front des psychologues pour le climat.

« J'ai calculé mon empreinte carbone en ligne et j'ai découvert que ne serait-ce qu’un vol par an, c’est déjà trop pour la planète. Premier grand changement pour ma famille : nous avons troqué nos vacances d’hiver au Portugal contre des vacances dans un Spa en Finlande. », explique Kia Aarnio.

Pour Anne Leppänen, qui a notamment stoppé sa consommation de bœuf, la décision de moins prendre l’avion était l’une de ses premières actions en faveur du climat :

« L'année dernière, je n’ai pris l'avion qu’une seule fois. Quand j’ai vu que l’éco-taxe n'était que de quelques euros, je me suis demandé comment le montant pouvait être si dérisoire et où allait cette somme. »

Selon l’enquête sur les Mégatendances de 2020 menée par le Fonds d'innovation finlandais Sitra, les changements observés dans l'environnement doivent nous pousser à complètement revoir nos habitudes. Il est toujours difficile de changer son mode de vie, surtout si vous ne croyez pas aux causes du changement climatique ou si vous ne comprenez pas ses conséquences directes.

Pour Anne Leppänen, trier les déchets, arrêter de prendre l'avion ou de consommer de la viande de bœuf sont des choix faciles à prendre, comme le montrent les recherches. Elle aimerait toutefois recevoir plus d'informations sur les questions relatives à l'électricité et au chauffage, par exemple :

« Le plus grand obstacle à la prise d’actions concrètes, c’est de ne pas savoir quelle est la meilleure alternative pour l'environnement. J'ai besoin d’avoir les informations nécessaires et d’être certaine que je m’apprête à faire le bon geste pour la planète, celui qui va vraiment apporter une différence. »

Illustration 3: Anne Leppänen. Les activistes de Grannies préparent une réunion.
Illustration 4: Reijo Leppänen. Anne Leppänen.

Quand le changement suscite des interrogations

Alors que la planète a longtemps été considérée comme une source intarissable de ressources au service de l'homme, l'enquête des Mégatendances de 2020 menée par le Sitra révèle que cette philosophie perd du terrain pour laisser place à une nouvelle vision : la nature est désormais considérée comme un ensemble d'une valeur intrinsèque dont l'homme fait partie. Les citoyens partagent des valeurs très différentes en ce qui concerne l'environnement, ce qui entraîne à la fois des conflits et un regain d'intérêt, mais aussi de l'anxiété.

Selon Kia Aarnio, le plus important pour une personne souffrant d’éco-anxiété, c’est de se rapprocher de ceux qui ressentent la même angoisse et d'agir. Se laisser paralyser par l'ampleur du problème n’apporte que désespoir, alors que le moindre changement, aussi minime soit-il, redonne de l'espoir.

Cependant, même dans ce cas, il faut être patient :

« Face à cette immense montagne, les militants du climat se fatiguent rapidement. J'ai également moi-même dû apprendre à m’imposer des limites pour ne pas sacrifier mon bien-être. Si vous passez tous vos week-ends à parler environnement sur les réseaux sociaux et que vous arpentez les rues avec vos pétitions pour recueillir des signatures, vous courez droit au burnout. »

Anne Leppänen recommande de consulter le site Web des Grands-mères activistes et de participer aux discussions qu’elles organisent à la Bibliothèque centrale d'Helsinki Oodi. Comme lecture, elle recommande Valot päälle!, un ouvrage scientifique facile à comprendre, écrit par Tuomas Vanhanen.

Pour changer sa propre manière de penser, Kia Aarnio conseille le best-seller international de Naomi Klein : Tout peut changer : Capitalisme et changement climatique. Parmi les livres finlandais, elle recommande Päin helvettiä et Mieli maassa de Panu Pihkala.

« Au printemps, Iina Soininen et Anna Pulkka vont créer un site Web dans le « Guide du citoyen pour le climat », financé par la Fondation Kone, sur les moyens d'agir en faveur du climat », déclare Kia Aarnio.

Les élections pour le climat ont eu lieu, l'initiative citoyenne sur la taxe sur les billets d’avion a été adoptée, l'Association finlandaise de psychologie a rejoint le mouvement pour le changement, et les Grands-mères activistes sont aussi entrées dans la danse. Que comptent faire Kia Aarnio et Anne Leppänen pour la suite ?

« L'activisme en faveur du climat est encore assez nouveau pour moi, j’ai donc encore beaucoup à apprendre. Je veux encourager les gens autour de moi à s’intéresser aux questions relatives au réchauffement climatique et à prendre les bonnes décisions. Par ailleurs, un nouveau centre de stockage des déchets est en cours de construction dans notre société de logement, et je prévois d'y exiger la mise en place d’un point de recyclage », déclare Anne Leppänen, qui milite pour le climat depuis moins d'un an.

Pour Kia Aarnio, qui a rejoint la lutte contre le changement climatique depuis plus longtemps, la réponse a fusé immédiatement :

« Nous voulons atteindre l’objectif des 3,5 %. Autrement dit, nous voulons qu’un moins 3,5 % des citoyens participent à une marche pour le climat. D'après les recherches, cela suffirait à porter ses fruits et contribuer au changement. La plus grande marche pour le climat jamais réalisée en Finlande aura lieu le samedi 5 septembre 2020. Tout le monde devrait y participer si possible! »

Vous pouvez également agit en faveur du climat en évaluant et en examinant vos habitudes de consommation. Vous pouvez par exemple calculer votre empreinte carbone via Ilmastodieetti.fi (Régime alimentaire climatique), et vous servir de vos résultats pour changer vos comportements quotidiens et adopter un mode de vie plus durable.

Texte : Linda Juntunen

Cet article de blog fait partie de la mini-série de janvier-mars d'EPALE consacrée au thème : « Quand les adultes et la sensibilisation à l'environnement se rencontrent ». Voici quelques-uns des thèmes abordés dans cette mini-série : la sensibilisation à l'environnement à l'âge adulte ; l'adoption d'un mode de vie durable ; les actions environnementales des communautés de travail, des organisations et des villes entières ainsi que les efforts pour les sensibiliser à l'environnement.

Linda Juntunen est journaliste indépendante et reporter d'images indépendante. De 2017 à 2019, elle a travaillé comme conseillère principale de programme au sein des services d'internationalisation de l'Agence nationale finlandaise de l'éducation pour l'enseignement général et l'éducation des adultes. Juntunen, qui s'épanouit dans son mode de vie international, est titulaire d'un master en éducation des adultes.

 

 

 

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1 - 1 as 1 á dtaispeáint
  • Elza Seile's picture
    This article is a very good example of how "Think globally, act locally" approach can help tackle global issues from an individual viewpoint. It is not really possible for a single individual to have a global impact on climate change and it is overwhelming thus no action is taken even if there is a willingness to make a change. However you can make local contributions as illustrated in article by avoiding flying and demanding recycling points in local waste shelters. When enough people (only 3.5% actually required according to article) make these local actions then major global shifts can happen.