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Acquérir des compétences par le numérique, quels enjeux ?

06/10/2015
par benoit tostain
Langue: FR
Document available also in: EN BG

 

                                                                         

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En formation d’adultes, que nous nous adressions à des personnes éloignées du numérique ou à des formateurs, le principe est le même : la formation doit tout de suite répondre à la question « à quoi va me servir le numérique dans ma pratique journalière ? » la représentation de l’investissement temps que  nécessite l’apprentissage est là pour dissuader ou pour nourrir des peurs  existantes. Les occasions de gaspiller du temps avec le numérique sont  abondantes, la question est légitime.

Acquérir des compétences PAR le numérique est intimement lié à l’acquisition de compétences POUR le numérique : on ne va utiliser l’outil, on ne va chercher à en acquérir l’usage dès qu’on est convaincu que l’on en a besoin.

Lorsque l’usage du numérique fit son apparition en formation on apprit à utiliser le traitement de texte comme on apprenait précédemment la dactylo sur une machine à écrire, on apprit à réaliser des diaporamas pour remplacer le projecteur de diapositives. Avec l’apparition d’Internet les usages numériques se sont multipliés à l’infini, ce ne sont plus les « entrées » qui manquent.

Le médium EST le message

Marshall McLuhan écrivait en 1964 dans son fameux livre Pour comprendre les médias « Le médium EST le message : Toutes les technologies créent petit à petit un milieu humain totalement nouveau. Les milieux ne sont pas des contenants passifs, mais des processus actifs ». Il ne s’agissait alors que des transformations induites par  fée électricité  et ses « dérivés » médiatiques que sont la radio et la télévision. McLuhan soulignait déjà l’importance non pas des « tuyaux » ou des canaux mais des contenus qu’ils transportent et des  changements  qu’ils induisent : « Le vrai message, c'est le médium lui-même, c'est-à-dire, tout simplement, que les effets d'un médium sur l'individu ou sur la société dépendent du changement d'échelle que produit chaque nouvelle technologie, chaque prolongement de nous-mêmes, dans notre vie »

Avec le medium Internet les processus actifs engendrés par les usages des nouvelles technologies sont innombrables. S’il est assez facile d’identifier les besoins des publics adultes face au numérique, il nous est souvent plus difficile de trouver les formules d’appétence qui font sens.

Le dispositif est un art, le numérique un outil froid

Face à son incapacité de prendre des notes, remettre un rapport, envoyer un mail, mettre en page son CV alors que ses collègues le font avec simplicité (du moins apparemment !) la personne a pu accumuler nombre de résistances vis-à-vis de l’utilisation professionnelle  des TIC.

Le modèle IMAIP -  Information, Motivation, Activités, Interaction, Productions  - de Marcel Lebrun et le principe de l’alignement constructif de Biggs donnent des points de repères pour préparer et mener un dispositif de formation  mais quels sont les enjeux  qui vont générer ces processus actifs et vont donner le sens des apprentissages à l’adulte ? Comment réchauffer l’outil numérique pour que ses écrans ne fassent pas écran aux usages ?

Les enjeux des TIC en formation d’adultes

Voici une proposition à partir de 5 domaines d’activités : Maitriser, Socialiser, Communiquer, Veiller, Apprendre

Le premier « Maitriser » correspond à  l’usage professionnel que chacun a des TIC, les besoins directement liés au poste de travail occupé. Cela part de l’utilisation des « techniques usuelles de l’information et de la communication numérique » du Socle de connaissances et de compétences professionnelles, pour arriver aux usages numériques pointus que le formateur met en œuvre lorsqu’il conçoit des supports de formation numériques.

Dans le domaine Socialiser l’apprenant passe au travers des écrans, il découvre ou approfondit les liens que tisse le numérique. Le travail collaboratif, les communautés de pratiques, la mutualisation des ressources…

Communiquer sur son métier, ses compétences : il s’agit de concevoir son identité numérique, si nécessaire d’appliquer sa « Marque personnelle » https://fr.wikipedia.org/wiki/Marque_personnelle  à partir des réseaux sociaux, d’un blogs, site web… Dans socialiser il développe les pratiques de communication sociale et interpersonnelle, avec communiquer ce sont les techniques de communication du champ professionnel et médiatique qui entrent en jeu

Réaliser une Veille, qu’elle soit documentaire, pédagogique, technique, elle s’adaptera aux besoins de la personne qui déterminera ses thématiques et choisira ses outils

Et enfin Apprendre : participer à un Mooc, Utiliser le e-learning, constituer son EAP est le « couronnement » des usages numériques qui maintient l’adulte en état d’apprenance et d’appétence permanent pour progresser vers les connaissances dont il a besoin, comme nous l’a appris Carl Rogers : c'est l'individu lui-même qui sait ce dont il a besoin !

 

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  • Portrait de Jean Vanderspelden

    Le modèle IMAP de Marcel Lebrun, proposé dans cet article, me semble tout à fait intéressant. Il s'agit bien de mettre en place et de réguler des ingénieries qui allient "pédagogie & numérique" pour la formation des adultes. Les cinq domaines "Maitriser, Socialiser, Communiquer, Veiller, Apprendre" résonnent bien avec ce modèle qui privilégie l'activté des apprenants par rapport à la tranmisison de contenu.