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EPALE - Plateforme électronique pour l'éducation et la formation des adultes en Europe

Discussion

Ecole de la 2ieme chance

03/08/2017
par pierre caro

Réponse (voir ci-dessous)

 

Je lis avec intérêt les lignes de Andrew Mc Coshan.

 

Je voudrais vous dire combien je suis intéressé par une réflexion approfondie à propos de l’Ecole de la deuxième chance, qui pour moi est devenue celle de la « troisième chance1 ».

Je m’explique.

Nous entrons en situation de retraite avec l’espoir de trente, quarante années et plus en bonne santé.

Nous ne sommes plus, comme les générations précédentes qui, après avoir travaillé entre 12 et 60 ans, ont bénéficié de quelques années de repos bien mérité.

Nous entrons en retraite pour le tiers de notre temps de vie, en bonne santé, pour la majorité, encore jeune.

Cette situation est une suite de conséquences logiques : l’éducation et la formation forment pour la profession et la carrière ; le déroulement de celles-ci conditionne, pour une part, les états physique, intellectuel et psychique des femmes et des hommes ; l’entrée en situation de retraite et de vieillissement nous met devant le cumul d’expériences qu’il faut trier afin de les transformer en outils pour vivre longtemps, avec et entre quatre, cinq, voire six générations, dans une société mondiale où nous sommes toujours plus nombreux et plus âgés.

 

Aux 55 millions de personnes âgées de 15-65 ans en Europe, qui ont des difficultés d’instruction, il faut ajouter ceux qui, diplômés ou non, ont vécu des déceptions professionnelles, des conditions parfois inhumaines de travail durant leur carrière et qui entrent en situation de retraite et de vieillissement cassés, désespérés, sans envie de vivre, ayant perdu, parfois, une part de leurs acquis intellectuels

Ce temps de retraite, dans nos pays d’Europe2, espéré et inespéré à la fois, est une nouvelle étape qu’il faut entreprendre dans un projet de vie élaboré par un temps d’apprentissage.

J’ai pris les 3 premières années de ma retraite pour « reprendre » un apprentissage, me choisir une nouvelle profession, me construire une nouvelle carrière.

 

C’est là ma conception d’une « Ecole de la troisième chance » où le retraité n’est plus contraint de produire sans satisfaction, n’a plus la crainte d’une hiérarchie difficile ou d’un licenciement possible, où il est assuré de sa pension, même si elle est minimum.

C’est un temps, le tiers de sa vie, où il peut apprendre pour comprendre et maîtriser ses moyens et capacités pour entreprendre jusqu’à accepter l’erreur comme un apprentissage.

C’est un temps où il doit pouvoir se régénérer si besoin, afin de demeurer autonome, en capacité de s’exprimer dans ses droits et libre de choisir ses modes, conditions et environnements de vie.

 

Un travail sérieux et long, doit être entrepris afin de reconstruire cette logique : éducation et formation première, seconde et professionnelle, formation permanente dans le cadre des entreprises et formation tout au long de la vie dans celui de la retraite et du vieillissement.

Ce beau projet de l’apprentissage tout au long de la vie, est insuffisamment mise en pratique, je le regrette et c’est une part de mon travail de retraité professionnel.

Cet apprentissage tout au long de la vie « appartient » trop à la carrière.

Je travaille sur « les ApprentissageS » par le travail choisi, appris, compris et entrepris avec plaisir, c’est le meilleur « vaccin » pour ralentir le vieillissement.

Les ApprentissageS car le retraité doit demeurer l’aîné capable, connu et reconnu pour ses valeurs humaines et professionnelles, comme maître d’apprentissage il doit développer en permanence sont envie de savoir, de comprendre, d’échanger avec les autres générations, dans les métissages des régions, cultures, religions, politiques…
 

Je viens de décider du thème de travail pour cette année septembre 2017 juin 2018 : « Apprendre à bien vivre longtemps : une nécessité… un devoir ! »

 

Je demeure à votre disposition

Bien amicalement à toutes et tous

Pierre Caro

retraité professionnel-artisan ; chercheur autodidacte : retraite et vieillissement

1- l’Unesco dit une école de la troisième chance, que je comprends comme une « 2ieme chance bis »

2- Le problème est encore plus crucial dans les pays où le droit à retraite n’existe pas encore.

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