chevron-down chevron-left chevron-right chevron-up home circle comment double-caret-left double-caret-right like like2 twitter epale-arrow-up text-bubble cloud stop caret-down caret-up caret-left caret-right file-text

EPALE

Plateforme électronique pour l'éducation et la formation des adultes en Europe

 
 

Blog

La technologie au service du mieux-être : rendre possible une approche « axée sur les besoins » en matière de difficultés et de déficiences d’apprentissage

25/07/2019
by Helen Arnold-Ri...
Langue: FR
Document available also in: EN
[Traduction (anglais-français) : EPALE France]

/hr/file/learningdisabilitieswordcloudjpglearning_disabilities_word_cloud.jpg

Learning disabilities word cloud

 

 

Difficultés et déficiences d’apprentissage, le défi des définitions

L’attention portée sur les personnes souffrant de difficultés ou de troubles des apprentissages (TDA) dans le système de justice pénale (SJP) s’est accrue de manière significative au cours de la dernière décennie. Plusieurs publications, dont Unlocking Potential - A review of education in prison et le rapport Bradley mentionnent la difficulté de mesurer le nombre exact de personnes atteintes de troubles de l’attention en prison. Le rapport Coates avance qu’au moins une personne sur trois souffrirait de ce type de difficultés dans le SJP. Quels que soient les chiffres exacts (qui peuvent varier d’une prison à l’autre en fonction de la cohorte et du sexe), ces documents appellent à l’action non seulement pour identifier les délinquants atteints de TDA, mais aussi pour améliorer les compétences des personnels afin de pouvoir fournir un soutien adapté et concret.

 

À l’intérieur du spectre

Les TDA englobent différents syndromes tels que le trouble de l’attention avec hyperactivité (TDAH), le trouble du spectre autistique (TSA), la dyslexie, la dyspraxie (également connue sous le nom de trouble du développement de la coordination [TDC]), la dyscalculie, les troubles du développement du langage (TDL), les troubles de tics et les difficultés d’apprentissage. Différents termes tels que troubles/déficiences du développement et troubles spécifiques de l’apprentissage ont également été utilisés pour parler de certaines des affections mentionnées ci-dessus, sans nécessairement toutes les inclure. Des expressions plus positives comme neurodiversité et neurodivergence commencent à être utilisées afin de souligner les différentes manières dont tous nos cerveaux fonctionnent plutôt que de se concentrer uniquement sur l’incapacité et la déficience.

Jusqu’à tout récemment, une grande partie des recherches et des pratiques se concentraient sur certaines de ces difficultés, excluant les autres, et ne cherchaient souvent qu’à en dépister une seule, alors que, dans les faits, elles se chevauchent très souvent (une récente étude menée dans un établissement pour jeunes délinquants a révélé que 47 % d’entre eux avaient des compétences linguistiques nettement inférieures à la moyenne et que plus d’1 sur 4 avait été identifié comme souffrant d’une déficience [Hughes et al, 2017]). Le profil de chaque personne est unique.

 

 

À l’extérieur du spectre

/hr/file/umbrellasjpgumbrellas.jpg

Orange umbrella in amongst black umbrellas

Pour nombre d’entre eux, le parcours qui les a menés dans le système judiciaire pénal a pu être très «chaotique». De nombreux délinquants ont déjà eu à surmonter des épreuves difficiles, pendant leur enfance ou à l’âge adulte et risquent davantage de souffrir de troubles de la santé mentale et de se tourner vers des actes tels que l’automutilation et les tentatives de suicide.

Il y a de fortes probabilités que leurs besoins n’aient pas été identifiés, reconnus ou pleinement pris en charge, pour certains du moins. Par exemple, une partie d’entre eux ont pu :

  • faire partie des enfants ou jeunes issus de l’aide sociale à l’enfance (ASE). Il se peut qu’ils aient souvent changé d’école, rendant ainsi la détection et le suivi plus difficiles, malgré des difficultés d’apprentissage évidentes.
  • être exclus de leur école. On constate un taux élevé de TDA non diagnostiquées dans ce groupe. Pourtant, le dépistage de ces troubles n’est pas obligatoire à l’heure actuelle.
  • se voir refuser la reconnaissance de l’importance de leurs besoins par les autres. Ils peuvent par exemple provenir d’un environnement social dans lequel leurs parents ont éprouvé des difficultés similaires, mais n’ont jamais été diagnostiqués.
  • venir d’un autre pays où les troubles de l’attention sont moins reconnus.
  • être sans-abris
  • présenter d’autres symptômes devant être pris en considération. On s’intéresse de plus en plus au lien entre les traumatismes crânio-cérébraux (TCC) et les TDAH. Il peut se révéler difficile (surtout si la question n’est pas posée) de savoir si les problèmes d’attention sont dus à un TDAH, à un traumatisme crânien ou à une combinaison des deux. Dans son rapport Repairing Shattered Lives (Réparer des vies brisées), le professeur Williams mentionne des éléments provenant d’études anglaises prouvant que 60 % des jeunes en détention déclaraient avoir déjà subi un traumatisme crânio-cérébral. Il peut également être assez difficile de déterminer si une personne qui n’a pas pu bénéficier d’un enseignement crucial en lecture, orthographe et écriture en raison d’un arrêt prématuré du cycle scolaire est atteinte de dyslexie.

 

Les approches actuelles peuvent être limitées

Les outils de dépistage papier sont limités, car ils ne peuvent pas être utilisés de manière efficace. En effet, ils sont inaccessibles à celles et ceux qui ne savent pas lire ou qui ne comprennent pas l’anglais. Ils nécessitent qu’une tierce personne transmette les informations sans pour autant répondre elle-même aux questions. De plus, ils s’intéressent souvent à un aspect spécifique des TDAH ou à la dyslexie, par exemple, sans tenir compte du chevauchement entre les différents troubles. Ces outils sont limités, car ils sont incapables de recueillir les informations et de rassembler les résultats pour obtenir une image plus complète des difficultés passées et actuelles et dégager le profil de la personne concernée. Par exemple, dans le cadre du dépistage de la dyslexie, il faut aussi se demander si l’anglais n’est pas une langue seconde et s’interroger sur la fréquentation scolaire. Dans le cas contraire, il peut se révéler difficile de distinguer entre dyslexie et analphabétisme fonctionnel. Il est important de poser des questions sur les traumatismes crâniens lorsque l’on s’intéresse aux TCC/TDAH et aux TSA, et de déterminer les causes des difficultés d’apprentissage si l’on ne veut pas partir sur de fausses hypothèses.

Le manque de confiance et de formation du personnel non spécialisé dans les TDA peut également limiter les échanges avec les délinquants et entraîner un manque d’adaptation concrète des environnements d’étude et de travail de la prison.

 

La technologie peut constituer un outil de dépistage considérant la personne dans son ensemble et offrir un soutien aux détenus ainsi qu’aux membres du personnel

  • Le système informatisé Do-IT Profiler est un outil actuellement utilisé par plus de 20000 personnes dans les prisons du Royaume-Uni :
  • une approche bio-psychosociale pour identifier les forces et les défis liés aux troubles du déficit de l’attention et acquérir une compréhension des besoins des personnes dans leur globalité.
  • des ressources et outils d’évaluation relatifs aux études, à la lecture, à l’écriture, au calcul, au bien-être ainsi qu’une aide à l’acquisition de compétences professionnelles et à la préparation à la réinsertion.
  • la possibilité d’avoir accès à des informations provenant de sources multiples et à un outil d’analyse de données sur une même plateforme.
  • des commentaires instantanés centrés sur la personne pour les détenus ainsi que des conseils pour les personnels et des données pour la planification actuelle et future.
  • des outils de suivi gardant la trace des actions entreprises et des résultats obtenus.
  • des moyens pour effectuer le dépistage dans plusieurs langues et des outils de lecture de textes (text-to-speech) dans la langue du détenu afin d’être en mesure de tester un grand nombre de personnes en une seule fois dans l’ensemble de la prison.

 


 

Pour de plus amples informations, visitez le site www.doitprofiler.com ou contactez info@doitprofiler.com

 

/hr/file/doitprofilepngdoit_profile.png

Do-IT Profiler on a computer screen

 

Helen Arnold-Richardson

/hr/file/helenarnold-richardsonjpghelen_arnold-richardson.jpg

Helen Arnold-Richardson

Directrice commerciale de Do-IT Solutions in the Criminal Justice System (solutions Do-IT dans le système de justice pénale), Helen apporte toute ses connaissances et son expérience de la neurodiversité à l’apprentissage des universitaires et des délinquants. Elle a occupé divers postes, de chargée de cours de droits à l’université à des tâches d’encadrement dans les secteurs de l’éducation permanente et de la justice pénale et juvénile. C’est dans ce contexte qu’elle a rencontré Profiler pour la première fois et qu’elle est devenue une grande partisane de son utilité, avant même de travailler pour Do-IT Solutions.

Elle a dirigé des projets, des contrats et des équipes de soutien aux délinquants incarcérés et en réinsertion, ce qui lui a permis d’acquérir une connaissance directe des défis auxquels font face les détenus ainsi que les membres du personnel.

Elle a travaillé sur des projets européens axés sur la diminution du taux de récidive et sur le soutien aux personnes en détention. Elle a siégé dans des conseils stratégiques et des groupes consultatifs pour faire reculer le nombre de cas de récidive grâce à l’apprentissage des délinquants. Helen administre également l’œuvre de bienfaisance «The Key - Unlocking Potential».

 

/hr/file/doitlogopng-0doit_logo.png

Do-IT logo


 

 

 

Professeure Amanda Kirby

/hr/file/amandakirbypngamanda_kirby.png

Amanda Kirby

Amanda est la cofondatrice et la PDG de Do-IT. Médecin généraliste et titulaire d’une chaire à temps partiel à l’Université de Galles du Sud, sa réputation dans le domaine des troubles du développement a fait le tour du monde. Elle a travaillé dans le secteur de la justice pendant 14 ans, élaborant des outils de travail et d’orientation adaptés au contexte. Titulaire d’un doctorat, elle jouit également d’une renommée internationale dans le domaine de la neurodiversité. Elle est l’auteure de la liste de contrôle TDC/Dyspraxie chez l’adulte, la seule liste de contrôle recommandée dans les directives européennes de 2016 pour les TDC et la dyspraxie.

Elle a mis sur pied le Dyscovery Centre, un centre clinique pour enfants et adultes ayant des difficultés d’apprentissage, qu’elle a dirigé pendant plus de 15 ans, et travaille depuis plusieurs années dans des services de santé mentale pour adultes. Elle a siégé dans des organismes gouvernementaux stratégiques comme le DWP (Département du Travail et des Retraites), le WG (Welsh Government) et le groupe de travail sur la stratégie en matière d’autisme. Elle a contribué à l’élaboration du «Hidden Impairment Toolkit» (Boîte à outils pour les déficiences cachées) du DWP et du site Web des employeurs britanniques pour HING (groupe parrainé par le DWP).

Amanda a également publié 100 articles dans des revues spécialisées et 8 livres sur le sujet, traduits en 5 langues. Elle a aussi œuvré comme conseillère en matière d’accessibilité, p. ex. Harry Potter books /DWP/Autism bodies.


 

Vous pourriez également être intéressé(e) par :

Share on Facebook Share on Twitter Epale SoundCloud Share on LinkedIn
Refresh comments Enable auto refresh

Affichage 1 - 1 sur 1
  • Portrait de Justin Coleman
    Helen, this is a great blog, sincerely useful and though provoking! Thank you.... talk soon!