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EPALE

Plateforme électronique pour l'éducation et la formation des adultes en Europe

 
 

Blog

Retour sur le Forum Européen Eure.k - Bruxelles le jeudi 17 mai 2018

25/05/2018
par Jean Vanderspelden
Langue: FR
Document available also in: RO

Le projet Eure.K a pour objectif principal, de formaliser, de normaliser l’utilisation du cadre européen des compétences clés, pour arriver à un cadre conceptuel transférable, à partir de 9 exemples de terrain de validation et de certification des compétences de base et transversales pour lesquels tous les acteurs sont associés, des institutions au bénéficiaires.

Comment le cadre européen est-il utilisé ?

Quelle en est sa pertinence ?

Chaque pays partenaire a défini une recherche action dans un contexte bien spécifique autour des 4 compétences clés suivantes :

-Apprendre à apprendre ;

-Compétences sociales et civiques ;

-Esprit d’initiative et d’entreprise ;

-Sensibilité et expression culturelles.

 

A partir de chacune de ces recherches actions, le challenge est d’arriver à un cadre conceptuel transférable, basé sur les résultats de chacune d’elles.

Les 9 exemples touchent des publics variés dans des contextes particuliers à chacun.

Le Forem en Belgique, s’est concentré sur l'insertion professionnelle des “NEETs” par l'élaboration d'un projet basé sur la reconnaissance des compétences grâce à l’utilisation d’un « serious game ».

L’Université de Padoue, s’est focalisée sur l'activité de brodeuse, pour que celle-ci devienne  un métier reconnu, par la validation et la certification de compétences techniques et transversales reconnues.

L’Institut « Politecnico Calzaturiero » a souhaité favoriser la coopération entre métiers et niveaux hiérarchiques par la reconnaissance et la valorisation de compétences transversales dans le domaine de la chaussure de luxe.

L’Université de Lisbonne a voulu promouvoir l´accréditation nationale du référentiel de formation, reconnaissance et validation des "Experts du vécu” (intervenant auprès de la population d’un bidonville), pour assurer la certification scolaire et professionnelle des adultes.

L’Université d'Algarve a centré sa recherche action sur l’intégration dans le référentiel de la VAE de la reconnaissance des compétences transversales des 8 compétences clés européennes.

Les App (Ateliers de pédagogie personnalisés) veulent utiliser le cadre de référence européen des 8 compétences clés comme outil dans la reconnaissance et la valorisation des  savoirs d’expérience des adultes.

 Le Cnam Grand Est veut également construire un dispositif innovant basé sur les  8 compétences clés pour garantir l’employabilité des personnes.

L’Institution Cnam Paris souhaite valoriser les compétences transversales chez  les doctorants et les valoriser sur le marché du travail.

Enfin, l’Université de Tours vise l'intégration, dans les diplômes du cadre des compétences, pour des étudiants en soins infirmiers.

Toutes les recherches actions, les résultats de celles-ci, se retrouvent détaillées sur le site :

http://www.eure-k.eu/

Dans la grande bibliothèque royale de Bruxelles, une soixantaine de personnes se sont réunies à l'invitation des acteurs européens (Belgique, France, Italie, et Portugal) du projet pour travailler, dans le nouveau cadre Européen des Compétences (CEC) sur la thématique :

"Dispositifs de reconnaissance et de validation des compétences"

Ce fût l'occasion, en fonction des contextes de chaque pays européen, à partir des recherches-actions, d'illustrer, d'éclairer et de débattre sur les concepts d'engagement, d'accompagnement et d'identification des acquis. Ces concepts sont progressivement mis en oeuvre dans chacun des pays avec des dispositifs adaptés pour des publics très variés ; des jeunes NEET's (Forem Belgique) aux doctorants (Université de Tours) en passant, essentiellement, par des adultes peu qualifiés en entreprise (Certification CléA en APapp France ou filière de la chaussure en Italie du Nord) ou étant chercheurs d'emploi (Belgique, France, Italie et Portugal).

Les acteurs du projet ont eu l’opportunité de faire le point sur l’état d’avancement de leurs différentes recherches et de soumettre celles-ci au regard d’experts et du public présent.

Les échanges ont fait apparaître à la fois de la transversalité, de la diversité et de la complexité dans la mise en œuvre et le pilotage de ces dispositifs, toujours innovants. Ils s'articulent, autour des compétences qu’elles soient clés, transversales ou transférables. La dimension politique a été, à plusieurs reprises, soulevée comme étant un facteur important de réussite dans l'accompagnement continu des institutions, l'accompagnement des équipes pédagogiques et l'accompagnement des bénéficiaires eux-mêmes (souvent dans des dynamiques non linéaires), dans un effet congruent recherché. La question de l'usage de référentiels a également fait l'objet d'échanges convergents sur l'idée qu'ils étaient nécessaires et utiles pour une transparence et une efficacité des actions visant à valoriser les compétences des apprenants.

A la fin de ce forum, préparatoire aux rencontres finales programmées les 2 et 3 juillet 2018 à l'Amphi "Abbé Grégoire" au CNAM à Paris, André Moisan a proposé cinq recommandations qui pourraient figurer dans le rapport final en cours de constitution :

* Recommandation 1/5 : Un dispositif de reconnaissance et validation des #compétences ne se décrète pas ; il se co-construit.

* Recommandation 2/5 : La reconnaissance ne vaut que par l'engagement réciproque avec les personnes candidates.

* Recommandation 3/5 : Les compétences s'évaluent. Elles ne se quantifient pas! Il s'agit d'un processus de co-evaluation, avec toujours avec un jugement de valeur !

* Recommandation 4/5 : Ces dispositifs sont des espaces d'apprentissage et pas d'étalonnage.

* Recommandation 5/5 : Ces dispositifs ne s'industrialisent pas ! Ils exigent des professionnels pour les créer et les réguler.

A noter la présence à ce forum, d'un représentant de la Commission Européenne et de Monsieur Dmitrijs Kulss du CEDEFOP.

Monsieur Kulss a (re)précisé que le parcours de formation de l’adulte est un processus complexe. Entre l’apprentissage formel, non-formel, les différentes filières, les différentes structures-cadres, les méthodologies multiples, les intervenants variés, il n’est pas toujours évident de s’y retrouver.

Il rappelle que la définition généralement reconnue de la validation, est la procédure de confirmation par une autorité compétente, qu’un individu possède les compétences requises selon un standard donné.

Cette procédure se caractérise par 4 étapes bien distinctes :

-Identification ;

-Documentation ;

-Evaluation ;

-Certification.

 

Ce qui est particulièrement intéressant de noter est qu’une procédure de validation est mise en place dans 35 pays européens dans le secteur de l’éducation.

En ce qui concerne le marché de l’emploi, seuls 15 pays ont un système de validation opérationnel et 22 pays en ce qui concerne le secteur tertiaire.

En ce qui concerne le secteur de l’éducation, il est à noter que la procédure de validation est utilisée de manière quasi égale, dans l’enseignement supérieur et professionnel (que celui-ci soit initial ou continu).

Ce qui est frappant également ce sont les méthodologies utilisées dans le processus de validation dans le secteur de l’éducation.

Il s’agit principalement d’une combinaison de plusieurs méthodes, qui privilégient à la fois le portfolio et les épreuves ou tests, ce qui n’est pas évident pour un public éloigné de l’enseignement.

Les publics cibles de la procédure de validation   par ordre décroissant sont :

-les apprenants adultes ;

-les personnes peu qualifiées ;

-les travailleurs ;

-les étudiants de l’enseignement supérieur et les postulants ;

-les chercheurs d’emploi ;

-les jeunes ;

-les migrants.

Dans les faits, nous pouvons remarquer, que les publics qui effectivement profitent de la procédure de validation sont :

-les apprenants adultes ;

-les personnes peu qualifiées ;

-les travailleurs ;

Pour les autres, l’adéquation entre les objectifs et la réalité de terrain n’est pas rencontrée.

Quelques conclusions, toujours selon Monsieur Kulss, peuvent être tirées :

Compréhension : Comment peut-on s’assurer que la validation soit envisagée comme une option dans les différents secteurs ? ;
Coordination et Cohérence : Comment peut-on s’assurer que cela soit perçu comme une expérience cohérente pour les différents individus dans les différents secteurs ? ;
Information, orientation et guidance : Comment peut-on s’assurer que les personnes les plus à risque l’utiliseront ?

Plusieurs membres du programme EPALE (Belgique, France et Luxembourg) étaient également présents.

Ils ont présenté rapidement aux participants les grandes caractéristiques de la plateforme.

Ce programme réunit, via sa plate-forme d'échanges sur les bonnes pratiques en éducation et en formation des adultes, plus de 35 000 acteurs européens ! La majorité des participants à ce forum sont déjà utilisateurs de cette plate-forme !

Vidéo 1'59 en français de présentation de la plate-forme EPALE pour la promotion des projets  Erasmus https://youtu.be/20xYaKRzDBE

Jean Vanderspelden - Expert thématique "Formations Digitales" – EPALE
www.iapprendre.fr - Mai 2018
#adultEdu #reseauapp #epale @EPALE_EU @EPALE BE_FR @EPALE_FR @jeanvds

 

JeanVDS - Véronique Halbart - Michèle Mombeek

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