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Plateforme électronique pour l'éducation et la formation des adultes en Europe

 
 

Blog

Les financements européens au service des acteurs de la formation

19/11/2018
by Frank SAVANN
Langue: FR

Le 25 octobre, s’est tenue à Bruxelles une conférence européenne sur le rôle de la formation des adultes dans l’inclusion sociale.

Après une présentation de ce que fait l’Europe pour la formation et l’inclusion sociale, des dispositifs de formation inclusifs en Belgique, au Luxembourg et en France ont été présentés. L’après-midi a ensuite été rythmé par plusieurs ateliers riches d’enseignements :

- L’individualisation de la formation pour adultes : un principe inclusif ?

- L’intégration dans une société multilingue

- Des dispositifs individualisés vers une réinsertion grâce à une collaboration renforcée entre les différents acteurs d’un territoire

- Les financements européens au service des acteurs de la formation des adultes

Ce post vous livre la restitution de l’atelier 4. La restitution des autres ateliers est disponible ICI. 

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Fonds Social Européen

L’accès aux financements FSE (Fonds Social Européen) s’est considérablement assoupli depuis une sombre époque où les conditions d’obtention, de gestion et de justification ont découragé plus d’un prétendant tant la contrepartie en consommation en ressources humaines et financières, et notamment l’avance de trésorerie, étaient jugées importantes. L’instruction et la gestion des dossiers FSE ont également été assouplies.

L’initiative Rem Schaffen asbl « Retravailler », association luxembourgeoise, illustre cette souplesse administrative. Ainsi, pendant 2 ans, elle a mis en place des formations certifiantes couplées avec des stages professionnels visant le développement de « soft-skills » en faveur de publics demandeurs d’emploi. On peut ainsi en tant que simple association mobiliser des fonds européens, sur des projets visant le retour à l’emploi vers de nombreux métiers transverses.

Dans le cas de Ren Schaffen asbl, qui a obtenu le soutien de l’Adem (Service national de l’emploi), près de 578 demandeurs d’emploi ont été formés sur des métiers tels que secrétaire médicale (2000-2013), secrétaire juridique (2006-2017), agent d’accueil (2014-2017), secrétaire comptable (2016-2017) et d’autres métiers spécialisés du secrétariat (2018-2019).

Les ressources humaines mobilisées par l’association, dans le cadre de la gestion du dossier FSE, ont été estimées à une demi-journée par semaine.

 

Retour d’expérience FSE en Belgique

Dans le cadre du programme 2014-2020, le projet « Garantie Jeunesse » porté par la structure Altyerform – AID en Belgique a mobilisé du FSE autour d’un projet dont l’axe stratégique est « Compétences de base ». Pour atteindre cet objectif, le projet comporte plusieurs actions tels que bilan de compétences, ateliers de pédagogie personnalisée et production d’un E-portfolio (dossier personnel dans lequel les acquis de formation et les acquis de l'expérience d'une personne sont définis et démontrés en vue d'une reconnaissance par un établissement d'enseignement ou un employeur).

 

Le programme Erasmus+

Le programme Erasmus + ouvre un large spectre en matière de financements européens au service des acteurs de la formation des adultes. Il est basé sur un principe selon lequel les Etats s’approprient les grands objectifs avant redistribution aux régions afin de subvenir à des besoins nationaux. Erasmus + s’inscrit donc dans le cadre des objectifs européens parmi lesquels actuellement on peut retenir :

  • Aptitudes et compétences pour valoriser employabilité, innovation et citoyenneté active
  • Education pour tous, égalité, absence de discrimination et promotion des compétences civiques
  • Education et formation ouvertes et innovantes, focus sur le numérique
  • Large soutien en faveur des enseignants, formateurs, éducateurs
  • Transparence et reconnaissance des compétences et des qualifications
  • Investissements durables et réformes

L’enseignement et formation professionnels et l’éducation des adultes sont 2 des 5 secteurs couverts par le programme autour de 3 actions clés 

  • Action clé 1 : mobilité des apprenants et personnels de l’éducation
  • Action clé 2 : Coopération en matière d’innovation et d’échanges de bonnes pratiques
  • Action clé 3 : Réforme des politiques

Pour mobiliser un financement Erasmus+, il faut d’abord partir de son activité, par exemple dans le champ de l’enseignement et formation professionnels (le secteur) : en tant qu’opérateur, quel est votre public ? Ensuite, il faut s’interroger sur ce que l’on veut mettre en œuvre (action clé).

Ainsi, le soutien du programme Erasmus+ permettra de financer les frais de déplacements et le séjour sur place dans le cadre de l’action clé 1. Il favorisera la recherche de solutions, par la coopération, sur un problème partagé par plusieurs opérateurs en Europe avec l’action clé 2.

Concrètement, le programme Erasmus+ se caractérise par :

  • Un appel à propositions européen annuel, auquel peuvent s’ajouter des règles nationales,
  • Une date de dépôt de candidature par an et par type d’action, en février mars pour l’éducation / formation
  • Au moins 1 partenaire européen (sur la mobilité) ou 3 (partenariat) selon le projet
  • Pas d’avance de trésorerie, avec en cas d’acceptation, le versement de 80% de la subvention
  • Le temps passé sur un projet constitue un cofinancement

 

La recette pour réussir son dossier Erasmus+

L’ambitieux mais pas moins concret projet RECTEC vise à reconnaître les compétences transversales en lien avec la certification et l’employabilité. Pascal Chaumette, Ingrid de Saint-Georges et Gary Diderich nous livre leur recette pour construire un projet Erasmus+ au service de la formation des adultes.

Avant de commencer, ils conseillent de partir de l’expérience professionnelle réelle. La créativité, si elle est intéressante, ne correspond pas toujours aux demandes des employeurs. Ensuite, il suffit de bâtir son projet avec les ingrédients qu’ils nous proposent :

  • Ingrédient 1 : partir de besoins réels et insatisfaits concernant des utilisateurs variés dans des contextes d’usages variés,
  • Ingrédient 2 : rassembler des expertises complémentaires tels que bénéficiaires, professionnels, décideurs, chercheurs, experts de pays différents,
  • Ingrédient n°3 : communiquer, partager l’information, construire une culture et un langage commun.

Pour plus d’informations sur le projet RECTEC : /fr/resource-centre/content/retours-dexperiences-levaluation-des-competences-transversales-en-contexte

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