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EPALE

Plateforme électronique pour l'éducation et la formation des adultes en Europe

 
 

Blog

Résumé du focus thématique EPALE: en août, c’est la formation sur le lieu de travail qui s’est retrouvée sous les projecteurs.

18/09/2017
par Simon BROEK
Langue: FR
Document available also in: EN

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Workplace learning: summary

Pendant que presque toute l’Europe était en vacances, à l’EPALE nous avons débattu de l’importance du lieu de travail comme environnement de formation. L’entreprise n’est sans doute pas l’endroit idéal pour entamer un cours de philosophie médiévale, ou pour apprendre à commander un café dans une langue étrangère mais on y trouve tout de même un large éventail d’opportunités d’apprentissage, et celles-ci ne sont pas uniquement limitées à des compétences techniques liées au travail.  Sur la plate-forme EPALE notre discussion s’est axée sur un certain nombre de thèmes clés.

 

Organisation du travail

Une de nos publications portait sur ce qui constitue un bon environnement de formation sur le lieu de travail.

Ulrik Brandi et Rosa Lisa Lannone ont fait valoir que le succès de la formation au travail ne repose pas uniquement sur le fait de dispenser des cours ou d’offrir des opportunités d’apprentissage. Il dépend fortement de l’organisation même du travail au sein de l’entreprise, c’est à dire les configurations et les stratégies adoptées pour soutenir en interne la production, la communication et les performances générales de l’entreprise. En examinant l’organisation de l’entreprise, il est possible d’identifier quels efforts coordonnés poseront les fondations des opportunités offertes aux employés d’acquérir des compétences cohérentes et informelles.

L’organisation du travail dans l’entreprise a un gros impact sur l’apprentissage. Par exemple, si le travail est uniquement constitué de tâches routinières, les employés ne sont pas vraiment encouragés à apprendre. Il faut aussi que, en termes de progression de carrière, l’employé trouve dans cet apprentissage un bénéfice, sous une forme ou une autre. Enfin, l’autonomie des employés dans leur travail favorise l’apprentissage.

Dans leur rapport, Ulrik Brandi et Rosa Lisa Iannone recommandent principalement de promouvoir des politiques de renforcement du leadership des RH. C’est ce qui permettra de changer la manière dont les entreprises placent l’apprentissage dans l’organisation du travail.

 

Les compétences de bases et l’apprentissage au travail

L’article d’Alex Stevenson avait pour sujet la manière dont les entreprises peuvent contribuer à renforcer les compétences de base des travailleurs en Europe. La question de l’acquisition des compétences de base au travail fait l’objet de nombreux débats.

Alex Stevenson a présenté les résultats d’un projet Erasmus+ sur le sujet dont le principal en est une « Feuille de route européenne » (European Roadmap) pour le renforcement des compétences de base liées au travail. Alex Stevenson résume les principales leçons que l’on peut tirer du projet et met également en lumière les mesures que les décideurs, les organismes de formation pour adultes et les professionnels peuvent prendre pour faire progresser le renforcement des compétences de base sur le lieu de travail. Parmi ces mesures figurent:

  • La mise en place de cadres nationaux, un financement constant et une définition claire des compétences de base : ces mesures permettront aux organismes de formation d’offrir un programme de formation clair aux employeurs.
  • La professionnalisation des formateurs : pour plus d’efficacité dans le renforcement et l’acquisition des compétences de base liées au travail, les formateurs doivent adopter des approches pertinentes, comme p. ex. l’intégration de l’apprentissage dans les tâches accomplies au travail.
  • L’implication de tous les acteurs concernés : le renforcement des compétences de base liées au travail nécessite un partenariat étroit entre les organismes de formation et les employeurs, ainsi qu’entre les professionnels et les employés/apprenants, afin que le contenu de la formation puisse répondre aux besoins de tous les acteurs concernés.

 

Comme il est non-formel, nous savons très peu de choses sur l’apprentissage basé sur le travail.

Le coordinateur thématique Andrew McCoshan a étudié les types d’apprentissage qui peuvent avoir lieu au travail et ce que nous en savons vraiment. Il soutient que l’apprentissage au travail est habituellement non-formel et que, pour cette raison, on en connaît mal la nature, la quantité et la manière dont on s’assure de sa qualité. Naturellement, il existe des statistiques nationales et européennes (telles que la Labour Force Survey), mais celles-ci ne mettent pas véritablement en évidence certains problèmes qui se posent en termes de formation au travail. Par exemple, ces statistiques montrent que les hommes et les femmes ne sont pas concernés de manière égale par la formation au travail et que celle-ci peut aussi dépendre de leur niveau d’éducation. Les personnes qui ont un niveau d’éducation élevé sont plus susceptibles de voir leur apprentissage non-formel financé par leur employeur.

On trouve également peu d’informations sur la qualité de l’apprentissage au travail. Un récent rapport du Cedefop a souligné que les employeurs ignorent souvent « les domaines dans lesquels ils devraient investir à l’égard de leur personnel et que les entreprises n’ont pas de stratégies d’investissement dans l’apprentissage au travail ». En outre, on sait peu comment fonctionnent les marchés privés de formation et quelles sont leurs forces et leurs faiblesses. De plus, de nombreux employeurs, surtout dans les PME, seraient probablement heureux qu’on les aide à identifier les besoins en termes de formation au sein de leur entreprise et de pouvoir recourir à des organismes de formation de haute qualité.

Ces mesures pourraient constituer une opportunité pour les formateurs pour adultes du secteur privé et les organismes publics de partager leurs compétences et expertise. Dans certains pays, comme au Royaume-Uni, la conception et la prestation de formations de courte durée destinées aux employeurs constitue déjà une part importante du travail des organismes de formation pour adultes.


Simon Broek a participé à plusieurs projets européens de recherche sur l'éducation, les questions du marché du travail et le secteur des assurances. Il a conseillé la Commission européenne, le Parlement européen et les agences européennes sur les questions liées aux politiques éducatives, à l'apprentissage tout au long de la vie et au marché du travail. Il est également Principal Associé au sein de Ockham Institute of Policy Support.

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