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Interview EPALE : Nani Zulminarni, présidente de l’Association de l’Asie du Pacifique Sud pour l’enseignement de base et l’éducation des adultes (Asia South Pacific Association for Basic and Adult Education).

06/11/2017
par Gina Ebner
Langue: FR
Document available also in: EN HR

 

En octobre, la coordinatrice thématique EPALE, Gina Ebner, de l’association européenne pour l’éducation des adultes (EAEA), a assisté à la conférence sur l’éducation des adultes et le développement (Adult Education and Development Conference) à Tbilissi, en Géorgie. Elle y a rencontré Nani Zulminarni, présidente de l’Asia South Pacific Association for Basic and Adult Education (ASPBAE). Gina a interviewé Nina sur son travail au sein de l’ASPBAE et sur son implication dans le mouvement PEKKA pour les femmes et l’autonomisation des familles.

 

 

/lv/file/interview-nani-zulminariInterview with Nani Zulminari

Interview with Nani Zulminari

Gina Ebner : Bonjour, je m’appelle Gina Ebner, de l’EAEA, et je suis à Tbilissi, en Géorgie, dans le cadre de la conférence organisée par DVV International sur le rôle des centres d’éducation pour adultes. Je suis très heureuse d’être ici avec une représentante clé de notre organisation soeur en Asie, Nani Zulminari, présidente de l’Asia South Pacific Association for Basic and Adult Education. Nani, merci beaucoup de faire ce podcast avec moi. Voulez-vous vous présenter vous-même et présenter l’ASPBAE?

Nani Zulminarni Merci beaucoup. Je m’appelle Nani Zulminarni, je viens d’Indonésie et je suis présidente de l’ASPBAE. Nous sommes un réseau d’éducateurs et d’ONG axé sur les compétences de base et l’éducation des adultes, l’acquisition des compétences et également le plaidoyer pour l’éducation en général.

Gina : Et vous venez d’être élue présidente !

Nina : Oui, pour les quatre prochaines années.

Gina : Fantastique, je me réjouis beaucoup de travailler avec vous. Peut-être pourriez-vous nous dire à quels défis APSBAE fait face et sur quelles questions vous travaillez actuellement ?

Nina : Je pense que l’éducation est toujours un grand défi pour notre région, surtout parce que nous sommes confrontés à la mondialisation, la pauvreté et les inégalités dans de nombreuses zones. Nous nous concentrons non seulement sur l’éducation des adultes, mais aussi sur l’acquisition des compétences de base parce qu’elle est encore difficile, surtout pour les habitants des pays en développement de notre région. Aux niveaux national et régional, les principaux problèmes qui se posent sont la pauvreté et les inégalités, mais également les différences sociales et économiques, qui sont des effets de la mondialisation, ainsi que la destruction environnementale.

Gina C’est très intéressant ! Je constate que nous avons quelques problèmes en commun. Naturellement, pour nous aussi l’enseignement de base et l’acquisition des compétences de base sont des questions clés, et nous devrions certainement faire beaucoup plus pour l’éducation et la formation pour le respect de l’environnement, et ainsi de suite. J’imagine que nous allons collaborer sur des questions à l’avenir. Je voulais aussi vous demander : comme vous êtes présidente de l’APSBAE mais que vous venez de votre propre organisation, peut-être pourriez-vous nous en dire plus sur votre organisation en Indonésie ?

Nina : Je suis la fondatrice et aussi la directrice d’une organisation nommée PEKKA, qui a pour objectif l’autonomisation des femmes et des familles. Nous sommes une organisation de femmes et travaillons avec les plus pauvres, avec les femmes divorcées et abandonnées qui luttent pour survivre à cause de leur statut dans la société. Nous nous concentrons sur les droits des femmes en tant que chefs de ménage au niveau de la constitution et par une approche de développement, et nous travaillons également beaucoup sur l’éducation parce que 60 % de ces femmes sont analphabètes. Nous avons donc mis en place des programmes d’alphabétisation et travaillons à l’émancipation juridique, parce que certaines de ces femmes ont été abandonnées par leur mari et n’ont pas de statut clair. L’émancipation économique et la pauvreté sont les principaux défis pour la plupart de ces femmes.

Nous travaillons dans toute l’Indonésie, avec désormais plus de 1100 organisations locales ; nous sommes un mouvement de femmes.

Gina : Fantastique ! Merci beaucoup, tout cela est très intéressant.

Nina : Merci.


Gina Ebner est secrétaire générale de l’Association européenne pour l’éducation des adultes (EAEA) et également coordinatrice thématique EPALE pour le soutien aux apprenants.

Traduction de l'anglais vers le français / EPALE France

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