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Développement basé sur les preuves

30/10/2017
par Rafał Żak
Langue: FR
Document available also in: PL DE

La traduction de la version polonaise.

Les praticiens du développement personnel cherchent quotidiennement une bonne réponse à deux questions : quels concepts dois-je présenter aux participants et quelles sont les méthodes avec lesquelles je dois poursuivre le développement ?  Les réponses sont fournies par le concept Evidence Based Training (EBT).

L'EBT est réduite aux activités de formation en utilisant des méthodes et des concepts basés sur des preuves. En observant les entraîneurs, les moniteurs, les mentors, ce que vous avez vérifié et / ou étudié, EBT fournit une réponse au travail des personnes en voie de perfectionnement, pour qui une implication personnelle profonde dans la méthode est une raison suffisante pour que cette méthode interpelle le public.

Alors, en quoi faut-il s’en tenir aux preuves ? Les preuves que nous devrions privilégier proviennent de deux sources. La première source vient des preuves recueillies par les praticiens dans le domaine du développement en question. La seconde source vient les preuves issues du monde scientifique et du monde académique. Des deux côtés, la preuve se situe dans une hiérarchie ordonnée de ce qui est de moindre importance à ce qui est le « plus fort ». Voyons voir à quoi ressemble cette séquence de preuves, nous allons commencer par les preuves des praticiens.

• La preuve la plus faible dans ce domaine est l'étude de cas. Par exemple, lors de la formation un entraîneur utilise pour la première fois un autre moniteur et voit qu’il remplit des objectifs et qu’il développe réellement des compétences spécifiques. Au premier abord on voit que cette preuve n’est pas forte. C’est comme si j’affirmais : «je fume depuis 70 ans et je n’ai jamais eu de maladie pulmonaire, j’en conclus donc que fumer n’est pas nocif ». N’est-ce pas là aussi une étude de cas sans grande valeur.

• Nous avons ci-dessus une observation systématique, qui est une série d'études de cas. Le formateur effectue une partie fondamentale de la formation d'une manière similaire et observe des résultats positifs. Il le fait dans différents groupes, à des jours différents et obtient des observations similaires. Comme nous le voyons cette preuve est un peu plus sérieuse, la multiplicité d'observations nous donne une chance de rendre des conclusions correctes.

• Nous avons au plus des conclusions des processus d'évaluation des projets mis en œuvre. Le formateur réalise son projet en utilisant des méthodes et des exercices spécifiques, puis vérifie en utilisant les outils d'évaluation du projet, s’il y a des changements dans le niveau de connaissances et des compétences des participants et si l'organisation bénéficie de ces changements. Ainsi, il obtient la meilleure preuve possible de l'efficacité de ce qu'il fait et démontre indirectement l'efficacité des structures de formation particulières.

Du côté des preuves académiques, l'ordre ressemble à ceci :

• Il commence par une preuve souvent appelée « probabilité à priori - prior probability », c'est-à-dire une preuve indirecte. Comment ça fonctionne ? Je n'ai aucune recherche qui prouve que mon idée en tant qu’entraîneur est juste, mais je dispose des recherches qui prouvent que dans des domaines similaires l'idée a bien fonctionné. Personne n'a étudié exactement l'application du concept, mais on a étudié des concepts très similaires. Personne n'a complètement étudié cette théorie, mais on  en a examiné toutes ses composantes.

• Nous avons ainsi des preuves sous la forme d'études expérimentales et de corrélation. Quelqu'un a mené une recherche, a publié ses conclusions et les a soumises à une évaluation environnementale. Bien sûr, les tests individuels ne sont pas une source très fiable, alors recherchez ceux qui ont été répliqués (ce qui signifie qu'un autre groupe de recherche a répété la procédure et obtenu des résultats similaires).

• La méta-analyse est la revue la plus élevée, c'est-à-dire systématique, de toutes les recherches dans un domaine donné. Elle se fonde sur l'examen de toutes les recherches sur un sujet précis et observent la puissance des effets que nous discernons sur le groupe. Le résultat est une analyse de l'ensemble des preuves et une réponse claire quant à la signification du concept. Si la méta-analyse est bien faite, on peut limiter la lecture et s’assurer que dans le domaine traité d'autres recherches n’ont pas été publiées.

Evidemment, cette description ne répond pas à toutes les questions qui se posent dans le cadre de la formation fondée sur des données probantes. Dans le seul groupe de recherche, cela pourrait aussi être meilleur comme le pire. Mieux, c'est-à-dire, la recherche est effectuée avec la procédure d'échantillonnage aléatoire, avec un groupe de contrôle qui est important pour être publiée plus tard dans des revues à comité de lecture. Au pire, il s'agit de descriptions de facto d'études de cas, de recherches en petits groupes, publiées dans des magazines, parfois elles sont qualifiées de « prédatrices ».

 Qu'est-ce que ce concept apporte à la vie quotidienne d'un moniteur menant ses activités éducatives

1. Chaque entraîneur peut organiser des cours en fonction de ses propres expériences et observations. On constate souvent que c'est la seule source de conviction quant à l'efficacité d'une méthode donnée. La plupart des formateurs au début de la formation organisent un tour de table (dans lequel les participants ont l'occasion de se présenter, au moins). Il n'y a aucun moyen de trouver des recherches scientifiques qui montreraient que c'est une bonne approche. Il ne s’agit seulement que d'observations des entraîneurs qui dirigent les cours.

2. Chaque entraîneur a le droit de penser à une nouvelle façon de présenter un contenu particulier, puis de voir si son exercice « fonctionne ». Il n'est pas obligé de vérifier d'abord l'efficacité de l'exercice dans une recherche rigoureuse.

3. Le formateur doit rechercher ceux des concepts qu’il a en main qui sont scientifiquement prouvés (par exemple, théorie de l'autodétermination, qui concerne la motivation), d’un autre coté il  devrait choisir les méthodes qu’il utilise pour son enseignement (par exemple, devrait savoir que le brainstorming – lavage de cerveau - est une méthode totalement inefficace).

4. Lorsqu'un formateur est confronté à une situation où les preuves scientifiques contredisent son intuition, il doit choisir et fonder son enseignement sur les preuves scientifiques.

L'adhésion à des méthodes fondées sur des preuves est logique à partir de deux perspectives : l’éthique et les affaires. Ethique car nous nous engageons à fournir aux clients des solutions éprouvées et efficaces. Et les affaires, parce que s’attacher à EBT vous donne la possibilité d'un support efficace que vos clients aimeraient payer.

 

Rafał Żak – – moniteur / entraîneur / auteur / orateur. L'auteur du livre "Développement personnel. Mode d’emploi » et  "Ne penses tu  pas que la NLP – programme de neuro-linguistique - disparaîtra" - Ambassadeur EPALE.

 

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  • Portrait de Beata Ciężka

    Koncepcje Evidence Based... święcą obecnie triumfy w ewaluacji. Cała polityka ewaluacji funduszy strukturalnych (w tym odziaływania projektów "miękkich", społecznych) oparta jest obecnie o metodologię "opartą na dowodach", co ma swoje konsekwencje w rekomendowaniu przede wszystkim metodologii badań ilościowych oraz analiz ekonomicznych i ekonometrycznych. Trochę mnie martwi zgubienie w tym spojrzenia na indywidualne doświadczenia beneficjentów, które gubią się podczas analiz statystycznych...   

  • Portrait de Rafał Żak

    Myślę, że nie muszą się gubić indywidualne doświadczenia. Choć akurat w kwestii ewaluacji jestem zdania, że to się musi kończyć cyferką. Bertrand Russel pisał, że jeśli tylko się da sprowadź problem co liczb, bo wtedy będziesz w stanie obiektywnie na ten problem spojrzeć. Nawet w badaniach społecznych istnieją metody mniej ekonomiczne - sędziów kompetentnych (korzystałem z niej często w projektach unijnych). W badaniach przecież korzysta się z metod jakościowych - jak wywiady, analiza biografii. Jasne, że nie wszystkie niuanse wtedy wyjdą na jaw. Ale coś za coś, sądzę, że potrzebujemy maksymalnie obiektywnych metod, które umożliwiają ocenę efektywności projektów i mogą na przykład służyć porównywaniu ich ze soba. 

  • Portrait de Monika Gromadzka

    Dodam tylko, że nie należy bać się badań naukowych! Ułatwiają nam one zrozumienie jaki jest świat (ok. jego wycinek) albo dlaczego taki jest.  Czasami obalają starsze teorie i koncepcje i nie ma w tym nic złego. Świat nauki jest bardzo dynamiczny! Ktoś może powiedzieć: taaaa, jasne! Ale tak jest, naprawdę. Jeszcze do niedawna bardzo często wspominany był eksperyment o ciasteczkach i rzodkiewkach ( badania z zakresu wspomnianej w tekście siły woli- a raczej jednego aspektu: wyczerpywania się jej). Ha! Sama o tym mówiłam na swoich szkoleniach! Ostatnie metaanalizy ukazują jednak, że przy siłowym modelu samokontroli trzeba postawić duży znak zapytania. Na razie nie do końca wiadomo czy mamy z nim do czynienia, czy nie. Na pewno fundamenty tego bardzo znanego poglądu o wyczerpywaniu się ego zostały mooocnnoo naruszone. Rodzi się więc pytanie:  mówić o tych dowodach czy nie? Moim zdaniem mówić i to jak najczęściej. Nie ma nic złego, że zakres naszej wiedzy się poszerza (przecież kiedyś myśleli, że Ziemia jest płaska, tak?) i niektóre teorie ewaluują. Najgorsze sytuacje to te, kiedy trener/coach/ konsultant itd. mówi: badania podają…Wiedziąc, że takich badań nie ma i nie było (myślę, że czasem zdarzało się nam wszystkim trafić na takiego szkoleniowego fake newsa). Bardzo bym chciała, żeby niektórzy trenerzy i edukatorzy częściej zaglądali do podręczników, czasopism naukowych i sprawdzonych źródeł internetowych (bez obrazy dla Wikipedii- ale to nie ten adres…).

    Bardzo się cieszę Rafale, że napisałeś ten tekst (i książki) podnosząc tak ważny dla edukacji temat. Uczmy ludzi przekazując jak najaktualniejsze, ale i sprawdzone informacje. Wyróbmy w sobie nawyk dociekania i poszukiwania nowych teorii, sprawdzajmy stan wiedzy na temat tego, co już jest w naszym repertuarze szkoleniowym. Miejmy z tyłu głowy, że uczymy innych i od nas zależy czy podamy wiedzę, czy nic nie znaczącą błędną informację. Dzięki za naprawdę dobry tekst!

  • Portrait de Rafał Żak

    Dziękuję za miłe słowa. Fajnie, że opisałaś deplację ego, bo to dobry przykład. Nawet Kahneman w Pułapkach myślenia odwołuje się to badań Baumaistera, dopiero później okazało się, że budzą one duże wątpliwości. Ale na tym właśnie polega naukowe podejście - mamy nowe dane to zmieniamy zdanie. I nikt się na nikogo nie obraża ;-)

  • Portrait de Justyna Bednarz

    Proszę dyskutować, przewidziane są i dłuższe wypowiedzi, zachęcamy do zabrania głosu i własnych publikacji.

     

    Justyna

  • Portrait de Hubert Krata

    Za krótko za mało cieżko podyskutować :) czy tu przewidziane sa tylko tak krótkie teksty?

  • Portrait de Rafał Żak

    Napisz proszę czego brakuje, żeby tekst był pełniejszy. Chętnie podyskutuję o zaletach i ograniczeniach EBT, mogę też szerzej rozpisać się na interesujące cię tematy.