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Blog

Étudier après un exode – La Wings University

20/08/2015
por Christina NORWIG
Idioma: FR
Document available also in: DE EN

En 2013, le nombre de personnes en situation de fuite a grimpé à 51,2 millions, atteignant un sommet encore jamais vu depuis la deuxième guerre mondiale.(1) Au mois de juin 2015, ce nombre avait encore augmenté à tout juste 60 millions : rien qu'en Allemagne, 142 000 demandes d'asile ont été déposées au cours du premier semestre.(2) Il s'agit en majorité de personnes jeunes dont les motifs de fuite et les situations de vie sont très divers. Cependant, ils ont souvent en commun un accès compliqué à l'éducation, alors même que cet aspect constitue une condition importante pour se construire un avenir de façon autonome et s'insérer dans la société d'un nouveau pays.

La Wings University souhaite précisément permettre à ces personnes d'effectuer des études, et se concentre sur les différents facteurs qui les en empêchent dans un premier temps. Citons entre autres le manque de moyens financiers et l'impossibilité d'accéder au campus, par exemple à cause de l'obligation de résidence. Souvent, les documents nécessaires sont aussi plus difficiles à obtenir en raison de la situation dans le pays d'origine.
La Wings University remédie à ces problèmes en permettant aux étudiants de présenter les documents nécessaires jusqu'au dernier jour de la formation. Ainsi, il n'est pas question de les laisser mener des études sans ces papiers, mais de prendre en compte le fait que les personnes fugitives ont souvent besoin de plus de temps pour recevoir les documents. En outre, un concept d'apprentissage mixte doit permettre de surmonter les obstacles financiers et résidentiels. À la Wings University, on commence par étudier en ligne pendant deux ans. La première année, les étudiants peuvent suivre des cours interdisciplinaires, pour choisir en deuxième année une filière plus spécialisée. Les cours sont proposés par des universités partenaires accréditées, comme le Hasso Plattner Institut. En troisième année, les études se terminent sur site, dans l'une des institutions partenaires ou sur le campus de Berlin qui est pour l'instant au stade de projet. Le diplôme final est accordé conjointement avec l'université partenaire, pour garantir non seulement son accréditation mais aussi sa reconnaissance sur le marché du travail.

En outre, le concept doit permettre aux étudiants de prendre contact les uns avec les autres. Dans toutes les grandes villes (dans un premier temps, à Berlin et à Istanbul), une communauté doit s'établir pour que les étudiants organisent des initiatives, des rencontres et des événements. La Wings University souhaite ainsi créer des espaces d'apprentissage virtuels mais aussi réels et offrir des perspectives d'avenir aux réfugiés. Pour pouvoir mettre à la disposition des étudiants les ressources nécessaires (comme un accès à Internet et des ordinateurs portables ou tablettes), la Wings University coopère avec différents partenaires : Keepod fournit des ordinateurs portables ainsi qu'un système d'exploitation basé sur Android. Dans le cas où les étudiants n'ont pas d'accès à Internet, il est possible de suivre les cours hors ligne, en téléchargeant les fichiers en une seule fois. Une collaboration avec Google for Education et Dropbox permet de proposer suffisamment d'espace mémoire ainsi que des outils utiles de formation à distance. Des discussions sont également en cours avec Vodafone et Telekom pour équiper les étudiants de clés Internet.

Jusqu'à présent, nous avons pu intéresser 7 500 personnes ayant vécu un exode aux études par la Wings University. Selon un sondage interne, les filières d'études en sciences de l'ingénieur, en informatique et en gestion d'entreprise sont les plus demandées parmi les réfugiés. C'est pourquoi nous allons commencer par nous concentrer sur ces filières, pour élargir notre offre dans un deuxième temps. Le programme de cours en ligne sera ouvert cet automne, et les premiers diplômés termineront au semestre d'hiver 2017/2018. Cela ne serait pas possible sans le soutien de nos partenaires. Malgré tout, il faut garder à l'esprit que, jusqu'à présent, seule une fraction du groupe cible peut être joint, et que les capacités de la Wings University ne suffisent pas pour permettre à toutes les personnes intéressées d'étudier. C'est pourquoi nous recherchons toujours des solutions possibles et de nouveaux partenaires qui puissent contribuer à surmonter les problèmes en apportant des idées novatrices.

D'où notre souhait de discuter sur cette plate-forme des questions suivantes : L'offre devrait-elle s'adresser uniquement aux réfugiés en Allemagne ou au-delà ? Quel potentiel représente la formation numérique pour l'accès des personnes défavorisées à l'éducation et à la société ? Comment la politique de l'État et la politique européenne peuvent-elles aider à exploiter le potentiel de la numérisation ?

 

Lena Hapke travaille comme volontaire pour Wings University. Vous trouverez plus d’information sur Wings University sur le Website (en anglais).

 

(1) voir UNHCR (2014): Global Trends 2013, Juni 2014 (en anglais), http://www.unhcr.org/5399a14f9.html, accédé le 16.07.2015.

(2) voir. UNCHR (2015): Dans le monde environ 60 millions de personnes en fuite, 18.06.2015 (en allemand), http://www.unhcr.de/home/artikel/f31dce23af754ad07737a7806dfac4fc/weltweit-fast-60-millionen-menschen-auf-der-flucht.html, accédé le 16.07.2015, voir BAMF (2015): Les chiffres actuels sur l‘asile, juin 2015 (en allemand), http://http://www.bamf.de/SharedDocs/Anlagen/DE/Downloads/Infothek/Statistik/Asyl/statistik-anlage-teil-4-aktuelle-zahlen-zu-asyl.pdf?__blob=publicationFile, accédé le 16.07.2015.

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  • Imagen de Christina NORWIG

    Wir gratulieren Kiron Open Higher Education zur BMBF-Förderung! Im Rahmen des Pilotvorhabens „INTEGRAL2 – Integration und Teilhabe von Geflüchteten im Rahmen von digitalen Lehr- und Lernszenarien“ stellt das BMBF Kiron und den Verbundpartnern in den nächsten 13 Monaten insgesamt 2,1 Millionen Euro zur Verfügung.

  • Imagen de Christina NORWIG

    Wings University s’appelle maintenant Kiron Open Higher Education. Actuellement, plus que 1000 personnes participant en quatre programmes à 23 universités associées.

  • Imagen de Christina NORWIG

    Wings University is now called Kiron Open Higher Education. More than 1000 people are currently participating in four degree programmes at 23 partner universities.

  • Imagen de Christina NORWIG

    Die Wings University heißt jetzt übrigens Kiron Open Higher Education. Mehr als 1000 Personen nehmen bereits an den vier Studienprogrammen an 23 Partneruniversitäten teil.  

  • Imagen de Peter Brandt

    kommt zur richtigen Zeit, Lena Hapke!

    Zu Ihren Fragen kann ich aus der Perspektive der Bildungsakteure insgesamt antworten - mit der Etablierung von Strukturen im tertiären Sektor habe ich keine Erfahrungen.

    Sollte das Angebot nur Flüchtlingen innerhalb Deutschlands oder darüber hinaus bereitgestellt werden?

    Die Beschränkung auf Studierende eines Landes scheint mir unter zwei Gesichtspunkten schwierig: Erstens widerspricht der Online-Zugriff etwas dieser Logik. Hier geht es ja gerade um Lernen unabhängig vom Ort. Zweitens könnte es gut sein, dass Flüchtlinge demnächst innerhalb der EU anders verteilt werden. Heißt: wer in Deutschland ein Studium anfängt, möchte oder muss es vl. in Österreich oder Estland abschließen. Andererseits könnte eine Beschränkung auf ein Sitzland des Studierenden aus administrativen Gründen nötig werden, wenn Akkreditierungs- und Finanzierungsfragen dazu nötigen. Es bleibt aber eine wichtige Frage, was heißt "Flüchtling in Deutschland" - jemand, der hier seine Registrierung erfahren hat oder jemand, der hier einen Asylantrag gestellt hat?

    Welche Potentiale bietet digitale Bildung, um benachteiligten Gruppen Zugang zu Bildung und zur Gesellschaft zu schaffen?

    Eine ganze Menge Potenziale natürlich, aber wir dürfen uns auch nichts vormachen: Sie stellt benachteiligte Gruppen auch vor große Herausforderungen. Eine minimale Mediennutzungskompetenz muss vorausgesetzt werden können, wenn jemand erfolgreich im e-Learning sein will. Für Flüchtlinge dürfte zur Intensivierung der neuen Sprachpraxis das Präsenzlernen von mindestens ebenso großer Bedeutung sein. Trotzdem: Angebote wie "ich-will-lernen.de" oder "ich-will-deutsch-lernen.de" sind absolut gelungene Beispiele dafür, wie digitales Lernen benachteiligte Gruppen Zugang zu Bildung verschafft damit auch Teilhabechancen erhöht.

    Wie kann die staatliche und die europäische Politik helfen, um die Potentiale der Digitalisierung zu fördern?

    Es gibt ja schon diverse Förderlinien in dieser Richtung. Besonders erwähnenswert erscheinen mir die gegenwärtigen Versuche, Open Educational Resources (OER) besser zu erschließen, über Suchmaschinen zugänglich zu machen und Transparenz über die rechtliche Situation ihrer Nutzung herzustellen. Derzeit erarbeiten der Deutsche Bildungsserver beim DIPF und das Learning Lab der Universität Duisburg-Essen eine OER-Machbarkeitsstudie.

     

    Es darf natürlich jetzt nicht bei Ihrer Initiative allein bleiben!

    Wann, wenn nicht jetzt, sind Bildungseinrichtungen gefragt, unkonventionelle Wege zu gehen und Flüchtlingen Perspektiven zu geben. Tausende Menschen benötigen Angebote, die Sprache des Aufnahmelandes zu erlernen. Manchmal ist es ebenso dringend, Strukturen der Bürokratie verständlich zu machen. Für die Integration in den Arbeitsmarkt müssen Verfahren her, Kompetenzen zu identifizieren und anzuerkennen. Wir bräuchten dringend einen ProfilPASS (www.profilpass.de) für Geflüchtete. Sicher haben schon viele Weiterbildungseinrichtungen trotz prekärer Ressourcenlage Wege gefunden, Flüchtlingen geeignete Angebote zu machen. Schön wäre, wir könnten hier neben Ihrem lobenswerten Beispiel noch weitere aus anderen Bildungsbereichen sammeln. Die Zeit ist jedenfalls reif.

  • Imagen de Eva ALOS MELCHOR

    Thank you and apologies for the confusion. A generic photo is fine providing the copyright is not infringed. We welcome and are looking forward to your blog post in Swedish. If there is any way in which we can assist you please let us know.

  • Imagen de Alastair Creelman
    Swedish blogpost on this item http://flexspan.blogspot.se/2015/08/wings-university-gratis-hogskolestud.... I used a generic cc photo.
  • Imagen de Alastair Creelman
    I meant a photo or logo for Wings university. The blog post is just a short summary for my news blog. I may publish something more substantial on EPALE later.
  • Imagen de Eva ALOS MELCHOR

    EPALE does not have a logo as such but it has promotional graphics. If you are a registered member you are able to upload your blog post by going to the blog section and clicking on suggest a blog post. We look forward to reading it.

  • Imagen de Alastair Creelman
    Very interesting. I've written a blog post on this (in Swedish) and wonder if I can have a photo to attach to the post. Can I use the logo?