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CHEER : La qualité dans l’entrepreneuriat social – validation des compétences des entrepreneurs dans le domaine de la culture

01/07/2019
από Ann-Kristin Iwersen
Γλώσσα: FR
Document available also in: DE EN

[Traduction (anglais-français) : EPALE France]

Temps de lecture approx. 6 minutes— lisez, aimez, commentez !


Le projet CHEER

Le projet CHEER cherche à fournir une formation adéquate aux futurs fondateurs d’entreprises sociales dans le secteur de l’héritage culturel. L’héritage culturel doit être compris au sens large : il comprend la protection et la conservation d’objets culturels ainsi que la préservation de valeurs, de traditions et de coutumes intangibles. La priorité va aux sans-emploi de longue durée, qu’il s’agit de guider vers la création d’une entreprise sociale dans le secteur de l’héritage culturel.

Plus particulièrement, la première étape consiste en une évaluation des compétences des sans-emploi de longue durée, de manière à identifier ceux qui possèdent la motivation et les compétences requises pour fonder une société. Un programme de formation et une plate-forme d’apprentissage en ligne sont alors développés au cours du projet. L’objectif de ces cours et ateliers est de préparer les participants à leur rôle d’entrepreneur et de leur donner les moyens de formuler et de mettre en œuvre leur concept d’entreprise. Un guide a également été créé à l’attention des éducateurs d’adultes, qui les aide à accompagner les participants dans leur démarche de fondation d’une entreprise sociale dans le secteur de l’héritage culturel. Le projet CHEER a été lancé en septembre 2018 et durera jusqu’en août 2020.

Dans ce blog, nous présentons la première étape de notre projet : l’approche méthodique utilisée pour identifier les candidats capables de fonder une entreprise sociale. La démarche implique l’usage d’un modèle d’évaluation complexe et hautement individualisé dont l’objectif est d’établir si la société créée par le candidat aura de bonnes chances de réussite.

Plus qu’une bonne idée : ce qu’il faut pour réussir comme entrepreneur social

La détermination et une bonne idée sont évidemment des éléments importants pour la création d’une entreprise sociale. Mais, pour une société qui fait passer les objectifs sociaux avant la poursuite de profits, être motivé n’est pas suffisant ; ce qui est indispensable, c’est une passion pour la préservation de l’héritage culturel.

Ces exigences de base, cependant, ne sont qu’un début. L’idée d’entreprise doit être innovante et viable (qualité de l’idée d’entreprise), il faut qu’un marché existe, et le candidat doit être physiquement, mentalement et intellectuellement capable d’assurer la mise en œuvre de l’idée. Il n’est pas donné à tout le monde d’être un entrepreneur, quelle que soit la qualité de l’idée.

En d’autres mots, ceux qui désirent être entrepreneur, et par-là contribuer à la fois à la culture et à la société, doivent avoir plus que de bonnes intentions. C’est pourquoi CHEER a développé un modèle d’évaluation de compétences dont le but est de déterminer si une personne qui est sans emploi depuis longtemps

(a) possède les compétences personnelles et sociales nécessaires pour être un entrepreneur

(b) a la motivation de créer une entreprise sociale dans le secteur de l’héritage culturel, depuis le stade de l’idée initiale jusqu’à la réalité quotidienne de la gestion de la société

(c) a une connaissance élémentaire de la gestion des affaires

(d) possède des compétences dans le domaine de l’héritage culturel 

(e) a une idée d’entreprise viable, ou est capable d’en développer une (qualité de l’idée et potentiel du marché).

Personne ne doit bien évidemment satisfaire exactement, dès le départ, à tous ces critères pour réussir comme entrepreneur. L’expérience de nombreux consultants en start-ups indique cependant qu’il y a des indicateurs de réussite bien définis, ainsi que des facteurs qui pourraient empêcher cette réussite. Une personne qui peut réaliser à l’avance qu’elle n’est pas faite pour être un entrepreneur évite non seulement une déception en cas d’échec, mais aussi, vraisemblablement, des pertes financières.

Un modèle d’évaluation de compétence fiable est donc nécessaire comme soutien au démarrage d’une entreprise dans ce secteur. Ce n’est que par ce processus d’assurance de qualité que le potentiel de réussite peut être évalué et validé, et que le concept d’entrepreneuriat social peut réellement assister efficacement les personnes socialement désavantagées.

La méthode CHEERLEADER

L’évaluation des compétences qui fait partie de notre projet— nous l’appelons la méthode CHEERLEADER— aide à identifier et à évaluer les compétences de personnes sans emploi désireuses de démarrer une entreprise sociale. La méthode permet également aux personnes sans emploi de mieux se comprendre elles-mêmes et de les motiver à utiliser leurs forces.

Dans le projet CHEER nous utilisons une interview, partiellement standardisée, comme base d’évaluation des compétences. L’intervieweur utilise un formulaire pour l’examen des connaissances, des compétences, des intérêts et de l’expérience des entrepreneurs potentiels. L’interview est basée sur une grille d’interview avec des questions ouvertes, ce qui permet à la personne interviewée de décrire ses expériences personnelles et de révéler ses compétences dans un environnement informel.

En plus de l’identification des compétences et expériences spécifiques, l’affinité et la motivation du candidat pour l’entrepreneuriat dans le domaine spécifique de l’héritage culturel doivent également être évalués.

Le recueil de ces informations exige beaucoup de sensibilité de la part de l’intervieweur. L’intervieweur ne doit pas contraindre le candidat, que ce soit, par exemple, en évaluant implicitement la réponse ou en anticipant les conclusions. L’intervieweur, en même temps, doit guider le candidat durant l’interview pour s’assurer que des questions importantes ne restent pas sans réponse. C’est pourquoi une partie du questionnaire fournit à l’intervieweur des instructions sur la manière de mener et d’utiliser l’interview.

À la fin de l’évaluation des compétences chaque participant se voit attribuer un profil de compétences qui est représenté visuellement sous la forme d’un graphique araignée. Le profil indique les différentes forces du participant ainsi que les domaines qui pourraient être améliorés.

Bien évidemment, évaluer la présence d’affinités pour l’entrepreneuriat et de compétences pertinentes au domaine de l’héritage culturel reste une démarche subjective. Dans le projet cependant nous partons du point de vue qu’il y a des éléments essentiels à la réussite, comme par exemple être bon en mathématiques, avoir de l’expérience dans le secteur d’activité de l’entreprise, ou encore être solide mentalement. Nous croyons qu’il est dans l’intérêt du participant de réaliser, le cas échéant, à la fin du processus d’évaluation que ses qualités pourraient être mieux utilisées à autre chose. Cette approche peut éviter les cas d’échec et conduire à des start-ups de meilleure qualité, dont les chances de succès sont plus élevées.

Les candidats intéressés par la création d’une entreprise sociale et qui possèdent les compétences de base requises, peuvent participer au programme de formation du projet CHEER. Cette formation a pour but, entre autres, d’améliorer les points faibles des participants et de mieux les préparer à devenir des entrepreneurs.

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À propos de l’auteur : Dr. Ann-Kristin Iwersen a étudié la philosophie, l’ethnologie et la philologie germanique et travaille comme rédactrice et auteure indépendante. Elle est membre fondatrice de ZiB e.V., l’organisation à la base du projet CHEER et, au sein du projet CHEER, elle est responsable des tâches éditoriales et des médias sociaux, ainsi que du développement de ressources d’apprentissage et de programmes de formation.


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