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Vidéos de chats, théories de la conspiration et une pointe de sagesse

11/06/2019
από Simon BROEK
Γλώσσα: FR
Document available also in: EN CS PL DE HU ET

/el/file/wisdom-crowdWisdom of the crowd

Wisdom of the crowd

[Traduction (anglais-français) : EPALE France]

 

Haut du formulaireDans cet article de blog, Simon Broek se penche sur la manière de valoriser et de comprendre les médias sociaux et l’intelligence collective. Comme l’affirme Simon Broek, tout praticien qui enseigne l’éducation à la citoyenneté doit être en mesure de valoriser la sagesse collective tout autant que le discernement individuel. 

 

Les produits les plus populaires sont-ils généralement meilleurs que ceux qui attirent moins l’attention? Les articles les plus lus sur les médias sociaux sont-ils les meilleurs?

La réponse dépend sans aucun doute de la manière dont nous définissons le mot «meilleur», mais s’il est entendu dans le sens de «plus vrai, plus durable et de plus grande valeur», la réponse à ces questions est de toute évidence «non». Néanmoins, nous attribuons tous une valeur importante à ce que font les grands groupes de consommateurs. L’argument invoqué est souvent que lorsqu’un groupe important de personnes décide de faire quelque chose, cela doit nécessairement être bon. En d’autres termes, nous externalisons notre propre pensée critique, nous copions ce qu’un grand nombre de personnes fait, et nous appelons cela «l’intelligence collective».

En général, ce n’est pas une mauvaise chose. Cela permet de gagner du temps, et il se révèle souvent judicieux de suivre le collectif.

 

Mais à quel point le collectif fait-il preuve de sagesse ?

Tout cela devient problématique lorsque l’intelligence collective est basée sur la même évaluation non critique que la nôtre et lorsque la masse est dirigée par une force qui n’est pas inspirée par la sagesse, mais par d’autres objectifs (comme le profit). Si l’on revient sur nos deux questions initiales :

  • Concernant les produits les plus populaires : il est possible qu’une grande partie des consommateurs achètent les mêmes articles parce qu’ils sont plus largement disponibles ou moins chers que d’autres produits comparables. On peut alors se demander si ce prix inférieur s’explique par un producteur plus intelligent et plus efficace, ou par le mauvais traitement réservé aux employés ou à l’environnement.
  • Concernant les articles dans les médias sociaux : dans ce cas, ce n’est pas une question de valeur, de fiabilité ou de durabilité, la seule chose qui compte vraiment est de savoir si la publication génère du trafic sur Internet. C’est une données essentielle pour les annonceurs et les sociétés hébergeant des sites de médias sociaux, car cela leur permet de vendre des publicités et des produits. Les gens sont généralement attirés par quelque chose de drôle ou de mignon (comme les vidéos de chats), par les activités des célébrités ou les idées contradictoires (comme les théories de la conspiration).

 

Quand le manque de sagesse se transforme en conspiration

Suivre le grand public devient problématique lorsque l’on attribue de la valeur et l’on se fie à des articles simplement parce qu’ils sont lus par un beaucoup de personnes; si un grand groupe lit des articles sur les complots du 11 septembre ou sur la négation de l’holocauste, ils doivent certainement contenir une part de vérité, non? Bien sûr que non, mais les théories de la conspiration peuvent dès lors occuper des positions valables dans les débats; on en trouve de nombreuses preuves en ligne.

Ce que nous faisons influe sur notre propre vie, mais aussi sur les décisions des autres. Si nous cliquons sur un message en ligne ou si nous le partageons, ce message est alors également plus remarqué par les autres. Les positions exprimées dans cet article ont donc aussi de l’importance, et même des publications ridicules peuvent éventuellement être utilisées dans les débats et orienter l’opinion publique.

Il nous est impossible de prévoir toutes les implications de nos actions et nous avons besoin de raccourcis pour nous faciliter la vie. L’intelligence collective est un de ces raccourcis, mais nous devons nous assurer de prendre du recul, de faire une pause et d’évaluer de façon critique pourquoi la masse a été amenée à prendre une décision collective.

 

Cet article s’applique-t-il aussi à la communauté EPALE ?

EPALE est un site web. De ce fait, des statistiques sont enregistrées concernant les publications les plus lues et les plus appréciées. EPALE apprend ainsi quels sont les contenus les plus attrayants pour son audience. En tant que communauté, cependant, nous devons nous efforcer de préserver la diversité des points de vue et des opinions exprimés. Certains articles de blog qui n’attirent pas grande attention peuvent tout de même se révéler précieux, dignes de confiance et durables pour une partie de la communauté. Pour le savoir, EPALE doit aller au-delà des simples statistiques et apprendre pourquoi les lecteurs s’intéressent à certains articles spécifiques.

Il est donc important que les lecteurs d’EPALE ne se contentent pas de lire et d’aimer, mais qu’ils s’engagent aussi dans le contenu en le commentant.

J’espère que ce blog a suscité quelques réflexions et j’attends avec impatience qu’une discussion intéressante s’engage! Car dans les débats plus personnels, nous nous appuyons davantage sur la sagesse individuelle et moins sur l’intelligence collective.


Simon Broek a participé à plusieurs projets de recherche européens portant sur l’éducation, le marché du travail et le domaine de l’assurance. Il a conseillé la Commission européenne, le Parlement européen ainsi que les agences européennes sur les questions liées aux politiques éducatives, à l’apprentissage tout au long de la vie et au marché du travail. Il est également associé gérant à l’Ockham Institute of Policy Support.

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Εμφάνιση 1 - 6 από 6
  • Εικόνα Polona Frumen
    Some very good points in your blog, but... I clicked on your blog because of the title. It made me curious what it is about. The fact is that there is a lot of content online so you click on things that make you curious - cats, conspiracies or learning. Maybe it would be worth spending some time learning how to write content for online users. I can't say how web-friendly are contributors to this website because I'm struggling with all the languages used and the speed of the website. However I keep coming back because I see a lot of potential in such a platform.
  • Εικόνα Sławomir Łais
    Interesting point of view. 
    IMHO there some levels of crowd-communities and the reliability can be different on those levels. Something like:
    • just the crowd (like opinions in online store)
    • crowd/community with real identities (like Linked In where you use your real name and somehow take responsibility for your words)
    • small communities where people know each other more or less (like one university teachers community)
    • learning groups - where people know echa other even if they come from different organizations or projects
    I agree that commenting is great weapon in fight for valuable crowd information.
  • Εικόνα Simon BROEK
    That is a useful distinction, but I have the feeling even here in the second bullet, real names do not prevent people to think carefully about the implications of what they write.
  • Εικόνα Cath Harcula
    I agree with your point Simon that the range of blog posts on the EPALE site can be considered valuable, trustworthy and sustainable for part of the community. I'm not sure that the number of likes and comments is indicative of the interest that the posts create.  I wonder if the fact that its possible to access the content on the EPALE site without logging in, but not to like or comment, has an impact on the amount of responses. Also the time is takes to log on to the site is a discouragement.  I know I often read without logging in to save time.
  • Εικόνα Polona Frumen
    I agree, this website is very slow. I often lose patience and I don't bother logging in. 
  • Εικόνα Simon BROEK
    Point taken: there is a need to increase the speed on the EPALE platform.